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Guinée : Vernissage des photos des victimes du 28 septembre 2009 au CCFG

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Des organisations des droits de l’Homme ont organisé un vernissage des photos des victimes du massacre du 28 septembre 2009 dans le hall du centre culturel franco-guinéen mercredi 28 septembre 2016. Les différentes répressions commises par les différents régimes guinéens sont imagées par une trentaine de photos.

Des traces de balles, des âmes arrachées à des êtres chers, des chaines de viols, des coups, des tortures, des foyers saccagés, c’est le descriptif des photos réalisées par l’anglais Tommy Trinchard. Abdoul Gadiry Diallo, président de l’Organisation guinéenne de défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a exprimé ses sentiments : ‘’A travers cette exposition, nous avons réussi à fédérer toutes les actions   qui ont soif de justice. Cela fait 7 ans aujourd’hui que nous sommes en attente de justice et nous continuerons de la réclamer…’’

Kalifa Gassama Diaby, le ministre de la Citoyenneté et de la réconciliation nationale, a promis que le procès du 28 septembre aura lieu : ‘’Le procès du 28 septembre se tiendra car il y va de l’honneur de notre, de l’honneur de l’humanité toute entière…’’

Des ambassadeurs de l’Union européenne ont également pris part à cette exposition. Gerrardius Gielen, chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée a exprimé son soutien aux victimes du massacre du 28 septembre 2009 : ‘’Nous condamnons tous cette barbarie qui a eu lieu ce jour au stade du 28 septembre de Conakry. Nous comprenons parfaitement la douleur que vivent depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui toutes ces personnes victimes et familles des victimes de ces évènements sombres. Nous espérons, comme l’a promis le ministre de la Justice guinéenne, que ce procès aura lieu d’ici 2017…’’

Des victimes des différentes répressions qui ont eu lieu en Guinée étaient présentes au centre culturel franco-guinéen. Mohamed Lamine Sow, victime du 4 juillet 1985, témoigne : ’’ On a été transféré au camp Alpha Yaya sous escorte dans les blindés. On a fait une diète noire de huit jours. On ne mangeait pas, on ne buvait pas. Ensuite ils nous ont déshabillés nus. C’était affreux. On continue d’en souffrir et on réclame justice…’’

Quant à Oumou Bah, elle est victime du massacre du 28 septembre 2009. Auparavant secrétaire, elle ne travaille plus à cause des violences qu’elle a subies au stade du 28 septembre qui continuent à la traumatiser : ‘’Ce jour reste le jour le plus sombre de ma vie. Ces militaires ont commis des crimes ce jour. Moi personnellement, ils m’ont tabassée et cassé le pied. Un des leurs est venue me déshabiller, soutirer mes dessous et s’est couché sur moi. Je me suis efforcée à le bousculer, il a menacé de me couper les bras. Je l’ai supplié et il a fini par me lâcher. J’ai failli devenir folle. Imaginez qu’un jeune du même âge que votre enfant vous fasse cela. Des fois je sursaute en dormant, je n’arrive pas à m’en remettre…’’

La présidente de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre (AVIPA), Asmaou Diallo, s’est dit optimiste quant à la tenue de ce procès : ‘’Nous avons confiance. Nous ne nous décourageons pas. On a vu le progrès qu’il y a eu depuis 2014. Nous demandons au ministre de redoubler d’efforts pour que ce dossier soit instruit dans un bref délai, pour qu’en 2017 nous ne commémorons pas ces violences, pour qu’en 2017 les responsables de ces crimes soient connus, jugés et condamnés…’’

Du 8 novembre 1970 au 28 septembre 2009, la Guinée a enregistré de nombreuses victimes. Toutes ont soif de justice qui peine à se concrétiser.

 

 

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