
De l’immigration, en passant par l’éducation, le franc CFA, la démographie, le terrorisme, la francophonie et l’aide au developpement, le président français a défini sa politique africainne dans un discours de 1 heure et demi, ce mardi 28 novembre à Ouagadougou.
Dès au début de son discours, Emmanuel Macron a rendu hommage à l’ancien président Thomas Sankara, dans l’amphithéâtre « Kadhafi », de l’Université Joseph Ki-Zerbo. Définissant sa politique africainne par une « rupture des anciennes pratiques » entre la France et l’Afrique, Emmanuel Macron affirme qu’il « n’a pas de leçon à donner aux Africains ».
Sur l’immigration, il a condamné pour la deuxieme fois les actes d’esclavage en Libye. Il a annoncé qu’il va « proposer une initiative euro-africaine » pour « frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs ».
M. Macron a également annoncé « un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger » en Libye, qualifiant la vente de migrants comme esclaves de « crime contre l’humanité ».
Sur l’éducation et la démographie, il s’est engagé à faire de la scolarisation de la jeune fille comme une priorité, tout en donnant plus d’opportunité aux filles de bénéficier des bourses d’étude. Pour lui « quand les jeunes filles sont scolarisées, elles auront le choix sur le nombre de naissances qu’elles auront ». Il a aussi parlé de la formation des formateurs.
Sur le franc CFA, le président français a déclaré que « c’est aux Eats africains de choisir de rester ou non dans cet espace ». Quant à la Francophonie, Emmanuel Macron a demandé aux 800 étudiants burkinabés qui assistaient à son discours de ne pas céder à la mode de la langue anglaise, leur demandant de l’aider à faire du français la première langue dans le monde d’ici plusieurs décennies.
M. Macron a par ailleurs promis de fournir des efforts pour que l’aide au développement de la France, qui est actuellement à 0,36%, remonte à 0,55% d’ici 2022.
Rendant hommage aux forces armées françaises présentes sur le sol africain, le président français a affiché sa volonté de faire de la lutte contre le terrorisme au Sahel son cheval de bataille.
Kadiata THIAM
Sélectionné pour vous : Perpignan (France): Un jeune guinéen de 16 ans sauve deux femmes agressées


