
La région administrative de Labé tend vers la perte de son patrimoine écologique. Ces dernières années, la pluie n’atteint plus la pluviométrie du passé, révèle le service en charge de la météo. La région n’est pas à l’abri de la sécheresse, préviennent les spécialistes.
C’est donc une sérieuse menace qui plane sur la joyeuse flore du Foutah, et particulièrement celle de la région administrative de Labé.
Contrairement aux années précédentes, la pluie est disparate cette année. La quantité obtenue est en dessous de la normale, soutient Hadja Mariama Deila Diallo, la cheffe du service Météorologique de Labé : « La pluie n’a pas retardé cette année. Le calendrier a été respecté. Depuis le mois de mai, il a plu normalement jusqu’en juillet. Mais à partir du mois d’août, les pluies sont venues en déficitaire. Du 1er mai en fin septembre, on a enregistré une quantité de 1.225,6 mm en 105 jours. Ce qui est excessivement déficitaire, par rapport à la normale. Parce que la normale pour la région de Labé, c’est à 1.500 mm» .
Les conséquences d’une telle réalité sont à craindre, rajoute la météorologue : « Cela va se répercuter sur la nature. La pluie c’est l’élément le plus important dans la vie. Donc si on n’a pas d’eau, la vie est impossible. Vous savez que les vents envoient non seulement les précipitations, mais aussi toutes sortes de maladies Alors nous ne sommes pas protégés.»
La région administrative de Labé est menacée par la sécheresse.
« Il faut s’attendre à la sécheresse. Pour mieux se protéger, nous devons éviter la destruction de la nature, nous devons protéger l’environnement comme nous l’avons toujours dit. Depuis des années on s’attendait à cette sécheresse», conclut Hadja Mariama Deila Diallo.
Réputée pour sa fraicheur, surtout entre novembre et février, la région de Labé est en perte progressive de ce climat qui cède peu à peu à la chaleur. « Un signe incontestable de l’approche de la sécheresse», selon plusieurs observateurs.
Toutefois, il est important de rappeler que quand la nature se déprécie, ce sont les hommes qui payeront inévitablement le prix.
Abdoulaye Sadio Diallo de Labé, pour Guinée360.

