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Journalisme en Guinée : quand la responsabilité sociale cède le pas à l’amateurisme

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Le métier de journaliste est un métier noble. N’y entre pas qui le veut, mais qui le peut ou qui sait faire preuve de discernement et surtout de responsabilité sociale. Mais force est de constater que de nos jours des soi-disant journalistes qui n’ont aucune notion de base du métier  se livrent à l’amateurisme.

En Guinée, l’actualité oblige, le constat sur le terrain est scandaleux. Certains journalistes par effraction ne connaissent pas et foulent au sol les règles éthiques et déontologiques du métier. Ils passent leur temps à régler des comptes à des personnes pour des fins personnelles. C’est de l’amateurisme.

La responsabilité sociale oblige à tout homme de médias de faire preuve de discernement dans la collecte, le traitement, la hiérarchisation et la diffusion de l’information. Le journalisme est un métier noble, mais pour ceux ou celles qui le savent. Pourquoi diffamer, insulter, attaquer et cibler des gens gratuitement puisque simplement on se laisse berner dans l’émotion et de la subjectivité la plus absolue ?

L’intégrité journalistique exige, recommande et exhorte aux professionnels à plus d’objectivité, d’impartialité, de neutralité et surtout à la rétention quand c’est judicieux de le faire. Des gens qui se réclament journalistes ou des soi-disant Directeurs de publication se permettent d’attaquer sans aucune preuve à des citoyens et à l’institution médiatique qui les abritent gratuitement chaque jour. C’est parce que la loi nous consacre cette liberté d’expression qu’on se permette de faire de l’anarchie et du chantage sur des responsables ? Pourquoi faire des calomnies, tirer sur la fibre ethnique pour assouvir ses besoins ? Pourquoi stigmatiser toute une communauté ? C’est du verbiage. C’est de l’irresponsabilité. C’est de l’amateurisme, de l’escroquerie, mais surtout de l’impunité.

Que devient la Haute Autorité de la Communication qui est mise en place pour non seulement réglementer la profession, mais aussi sanctionner les contrevenants sur certains dérapages prémédités par des personnes qui salissent limage de la corporation ? Ce sont là entre autres des questions qui méritent d’être répondues le plus tôt que possible en organisant les états généraux de la presse pour assainir le monde médiatique guinéen.

Il serait vraiment judicieux que les institutions qui veuillent sur la règlementation de la liberté de la presse puisse être aux aguets sur toutes les bavures que certains journalistes par effraction commettent pour qu’ils soient à l’ordre ou qu’ils se retournent dans les écoles de journalisme. A défaut, que ces amateurs sachent que le métier de journaliste est une profession qui n’est pas la leur. Que ceux là qui ne respectent pas la grammaire journalistique se retournent au champ, à la mécanique, etc. C’est navrant que des gens venus de nulle part  se retrouvent dans ce métier et qui n’ont aucune notion leur permettant de l’exercer avec des approches plus ou moins professionnels.

A la Haute Autorité de la Communication (HAC) de jouer son rôle d’autorégulation et à tous les confrères qui partagent cette idée. Car chacun est responsable devant ses pairs.

Mounir Dogomet Barry

+224 624 17 54 13

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