
L’occupation anarchique des chemins de fer est devenue une seconde nature pour les populations environnantes à Conakry. Ces gens, sans souci ni peur, ont transformé les rails en véritable lieu de rendez-vous et de récréation.
Sur le tronçon Enco5-Cosa ou Cimenterie-Kabelen cette pratique est encore plus accentuée. On y voit toutes les couches sociales. Pire, les enfants et les jeunes qui n’accordent aucune importance aux risques de cette occupation. Malgré l’existence des panneaux comportant des écrits d’interdiction et des schémas d’accident de train, ils continuent de braver les rails. Ces couches vulnérables n’ayant pas les mêmes objectifs, ont des avis divergeants par rapport à cette pratique.
Pour les uns « s’asseoir sur les rails est un simple plaisir« , surtout au couché du soleil, beaucoup de jeunes de même génération s’y rendent. Pour eux donc, c’est l’occasion de faire des connaissances, en y discutant sur les sujets tels que le football, la musique, le quotidien dans leurs écoles et tant d’autres.
Les autres affirment que c’est l’existence des cabarets au bord des rails qui fait objet de leur présence : » On achète du vin blanc et d’autres boissons. On boit sur les rails ici à l’air frais tout en discutant de notre album. ça nous met vraiment à l’aise », nous confie Kill Them, leader du staff les Merveilles du Ghetto.
Interrogé sur cette situation, un agent de sécurité du kilomètre 32 à 34 affirme qu’à chaque fois que le train bouge, tous les agents sont appelés par la base de la société pour déguerpir les occupants sur les kilomètres respectifs. « Mais comment cela est possible ? Les bases sont séparées à 2 kilomètres l’une de l’autre. Un agent peut-il marcher sur toute cette trajectoire pour juste déguerpir les gens de rails ? La réponse est non et la situation n’est toujours pas résolue« , ajoute-il.
Pour rappel, six cas d’accidents ont été enregistrés en 2016 sur ce tronçon et ce, après l’installation de ces bases. Malgré tout, le nombre d’occupants ne fait qu’accroître du jour au jour. Une nouvelle prise de décisions pour déguerpir ces gens des rails devrait être prise pour épargner cette pauvre population d’une future tragédie.
Hassatou Barry


Salut Hassatou Barry
C’est avec grande satisfaction que j’ai lut votre article sur l’occupation anarchique le long des espace de la voie ferrée.
Je me nome Mouminy DIALLO président de l’ONG AJSEA qui à la charge de la sensibilisation sur la voie ferrée de RUSAL/CBK depuis près de 7ans, avec la compagnie. ceux-ci dit ,comme il est prévu dans mon protocole d’accord d’organiser une campagne chaque moi d’avril et novembre je vous convient à me contacté sur ces numéros pour pouvoir participé à la campagne de novembre qui sera officiellement lancé dans les jours avenir
Tel: 664582881/656914041