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Massacres du 28 Septembre: le collectif des victimes commémore l’évènement sur fond de dénonciations

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La commémoration des évènements douloureux du 28 Septembre 2009 a fait l’objet d’une conférence de presse animée par le collectif des associations des victimes de ces évènements, le Lundi 28 Septembre 2015 à la maison de la presse sise à Coléah, sous le thème ‘’Bilan de l’action judiciaire’’. Une journée historique au cours de laquelle 157 personnes ont été tuées et plusieurs autres disparus.
Ibrahima Barry président du collectif des victimes a rappelé pendant sa communication, les tortures et les violes que les forces de l’ordre et de sécurité ont infligées aux citoyens qui exerçaient leur droit constitutionnel. Poursuivant, il a également déploré l’humiliation dont ont été victimes les femmes. Des exactions des militaires qui ont piétiné la dignité humaine.
Présente à la commémoration, Hawa Dramé présidente de la fondation internationale <<Fitima>>, a fustigé l’absence des autorités administratives ainsi que la société civile à cette conférence pour célébrer ensemble cette journée qui marque les 6 ans depuis que les forces de défense et de sécurité ont ouvert le feu sur les paisibles populations épris de justice et de démocratie dans leur pays.
Elle a exhorté le gouvernement guinéen à faire la lumière sur ces massacres qui ont endeuillé de nombreuses familles. Mme Dramé s’est félicité du rôle que sa fondation a pu jouer pour 235 victimes de la barbarie perpétrée par ceux qui étaient censés assurer leur sécurité.
Elle a aussi soutenu que l’impunité est source de violence et il faut la combattre sous toutes ses formes, tout en regrettant que la justice guinéenne soit une justice à deux vitesses.
Pour le président de ce collectif, c’est l’impunité qui a engendré tous les crimes enregistrés dont entre autres ceux de, zogota, la chasse à l’homme à Siguiri pendant l’élection présidentielle de 2010, les 64 jeunes tués à Bambéto, cosa , cimenterie pendant les manifestations politiques de l’opposition.
Il a terminé en exhortant la cour pénale internationale à se saisir de ce dossier car la justice guinéenne traine les pas. Un crime impuni, en appelle à un autre. « C’est pourquoi aujourd’hui la criminalité a atteint le paroxysme et l’âge d’or dans notre société », a-t-il fustigé.

Mounir Barry 624175413

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