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Guinée : L’exploitation de la jeune fille, un phénomène désolant et dégradant

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L’exploitation de la jeune fille est devenue une pratique courante dans la capitale guinéenne. Nombreuses sont les jeunes filles dont l’âge varie de 6 à 14 ans qui déambulent durant toute la journée à la recherche du pain quotidien. On les voit circuler sans inquiétude entre les voitures, souvent assises aux bords des routes avec tous les risques y afférents. D’autres par contre se font exploitées en longueur de journée dans des familles d’accueil. Ces dernières travaillent sans répit souvent même victimes de sévices corporels au vu et au su de tout le monde.
Ces jeunes filles sont obligées de gré ou de force d’aller à des kilomètres a la recherche de l’eau en transportant des bidons remplis d’eau, souvent sous des pluies battantes et parfois sous un soleil ardent, elles le font sans que personne ne se soucie de leur santé.
A coté de ces faits pathétiques, il faut noter que certains filles désespérées et désillusionnées par les réalités difficiles qu’offre la capitale, se livrent à la prostitution sans pour autant connaitre les moyens de protection et de contraception. Après elles se retrouvent avec des grossesses non désirées et parfois avec des MST.
Aminata Sylla, une jeune vendeuse d’œufs explique son désarroi et son aventure ambigüe et confuse. << J’ai quitté mon village pour venir chez ma tante pour continuer mes études coraniques et en même temps mes études à l’école. Dès mon arrivée, on m’a confié les travaux ménagers à la maison, y compris l’entretien des enfants et aussi aller revendre de 12 heure à 18 heure>>. Poursuivant, elle soutient qu’elle ne se couche que tardivement, lorsque les ustensiles de la cuisine sont propres et elle est la seule à faire tout ça pendant que ses cousines et cousins étudient convenablement et vivent dans les meilleures conditions.
Aminata lance un appel aux autorités à tous les niveaux, aux différentes familles d’accueil, et à tous les acteurs impliqués dans la défense des droits de l’homme, d’agir vite pour que tous les enfants et les jeunes filles défavorisés, puissent avoir le droit à l’instruction, le droit à la protection et le droit à la santé.
Par ailleurs, un citoyen affirme que pour que la nation s’épanouisse, il faut que la couche juvénile soit éduquée au même titre sans distinction de sexe.
Au Liberia, au Brésil, en Allemagne etc., ce sont des femmes qui gèrent les destinées de toutes ces nations. Fatou Ben Souda est aujourd’hui procureur de la cour pénale internationale parce qu’elle a fait de bonnes études.
Mounir BARRY 624175413

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