
Le rappel à Dieu de l’ancien porte-parole du ministère de la Justice n’affecte pas que le secteur judiciaire guinéen. Un autre coin du voile vient d’être levé sur le grand homme de la Culture qu’a incarné Me Ibrahima Béavogui, et qui reste méconnu de l’écrasante majorité de la population guinéenne.
Le directeur national de la Culture, Jean Baptiste Williams a pratiqué le défunt il y a plusieurs printemps. Notamment dans l’orchestre emblématique Camayenne Sofa où Me Ibrahima Béavogui s’est illustré en tant qu’auteur-compositeur.
Joint par nos soins, Jeannot Williams commence tout d’abord par présenter ses sincères condoléances à la grande famille Béavogui, ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée, suite à cette cruelle disparition de Me Ibrahima Béavogui. «C’est un frère nous quitte. Au fait, à Camayenne Sofa, on avait pris pour marraine Mme Delphine Béavogui, l’épouse du Premier ministre Lansana Béavogui qui se trouve être un grand frère à feu Ibrahima Béavogui. Et quand on créait l’orchestre Camayenne Sofa, il logeait même chez son grand frère Lansana Béavogui», rappelle l’animateur de la Sono mondiale et des Merveilles du passé à la RTG.
Se penchant sur un aspect peu connu du public guinéen, Jean Baptiste Williams indique que Me Béavogui il a été un grand auteur-compositeur. «La plupart de nos chansons venant de la Guinée Forestière, et qui nous ont donné beaucoup de succès, sont des compositions authentiques et des créations de Me Ibrahima Béavogui. A titre d’exemple, je m’en vais vous citer Pova, Koulanda, Angban, et bien d’autres titres qui sont des compositions du défunt Ibrahima Béavogui», égrène-t-il au bout du fil.
«Par moments, poursuit M. Williams, pendant ses périodes de congé, il venait retrouver l’orchestre pour interpréter soit ses anciens titres, soit en offrir de nouveaux. Je retiens de lui un homme affable, disponible, jovial, animé de l’esprit de partage sans calculs».
Le dernier contact entre Jeannot et son confrère de Camayenne Sofa remonte aux Journées de l’OHADA tenus récemment à l’hôtel Sheraton à Conakry. Là, le souhait était que ses autres confrères de la Justice le découvrent sur scène avec l’orchestre Camayenne Sofa à la clôture. Malheureusement, c’est le Bembeya Jazz qui était programmé pour la circonstance.
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