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Guinée : Marie-Louis Bouaka, plus de 5000 enfants et adolescents victimes de torture

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A l’occasion de la célébration de la journée internationale contre la torture, le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme (HCDH) et l’Institution nationale indépendante des droits humains (INIDH) organisent un atelier d’information et de sensibilisation des forces de sécurité sur la torture et les violences basées sur le genre.

Dans son intervention, à l’occasion de cette rencontre, Marie-Louis Bouaka, représentant résident du HCDH a fait savoir que la torture se trouve au niveau de différents milieux, dont entre autres, les défenseurs des droits de l’homme, migrants, journalistes, personnes vivant avec un handicap, populations autochtones ou des minorités. « Les victimes de torture sont dans tous les pays », souligne-t-il, avant d’ajouter que les enfants sont aussi victimes de torture : « Les statistiques fournies par le fonds de contribution volontaire des Nations unies pour les victimes de la torture montrent que le nombre d’enfants victimes de la torture est en hausse. En 2016, l’on estime à 5279 le nombre d’enfants et adolescents victimes de la torture auxquelles les organisations financées par le Fonds fournissent une assistance. Ce qui représente 35% par rapport à 2015. En plus, le nombre élevé d’enfants migrants et réfugiés détenus aux frontières peut faire l’objet de sévères abus physiques et psychologiques de la part des agents de l’Etat. »

Tous contre la torture

Quant au président de l’Institution nationale indépendante des droits humains (INIDH), Mamady Kaba, il affirmé que la torture a toujours existé en Guinée sous tous les régimes et qu’elle existe encore. Il a cité entre autres, la vidéo qui a circulé en avril sur les réseaux sociaux montrant des agents de sécurité en train de torturer un présumé bandit, la vidéo sur le viol d’une fille par le jeune artiste Tamsir ou encore les récentes violences à Mali, au nord de la Guinée. Pour lui, si les événements de Mali se sont produits, c’est parce que ceux du 28 septembre 2009 sont restés impunis jusqu’à date.

« Il ne faut pas avoir honte de le dire, ça ne va pas en matière de droits de l’homme en Guinée. Pourquoi avoir honte de le dire ? Quand ça ne marche pas, il faut le dire. Il ne suffit pas de le dire, il faut faire un effort pour avancer. Il y a des pays où on ne dit rien. C’est le vase clos entre les citoyens du pays. Ça tourne en rond, rien ne bouge et les gens meurent petit à petit. Mais quand ça ne va pas, il faut le dire. Dans notre pays ça ne va pas en matière de droits de l’homme. Il faut le dire. Pourquoi avoir honte ? Moi je suis membre du gouvernement, mais je le dis.  Mais il ne faut pas croiser le bras. Donc il faut lutter pour que les choses avancent», déclaré le ministre de la Justice, Me Cheick Sako, qui a indiqué que dans le projet de code pénal présenté à l’Assemblée nationale pour adoption, la torture est criminalisée.

Pour rappel, c’est en 1989 que la Guinée a ratifié la Convention contre la torture, soit cinq ans plus tard de son adoption par les Nations unies.

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