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Guinée : L’opposition brandit encore des menaces

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Guinée: ce mardi 27 décembre 2016, l’opposition républicaine s’est réunie au quartier général de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée à CBG. En toile de fond, l’adoption du code électoral, l’application intégrale  des accords du 12 octobre 2016 entre mouvance présidentielle et opposition républicaine et l’absence de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) au comité de suivi dudit accord.

Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition républicaine, souligne: « L’examen, la mise en œuvre, l’adoption du code électoral, la mise en application des pactes signés obtenus lors du précédent dialogue souffrent encore.   Il y a une mauvaise foi et de manœuvres dilatoires de certains adeptes et cadres de la mouvance présidentielle, notamment certains de nos  collègues députés.»

Dans la même dynamique, le porte-parole de l’opposition déplore le retard accusé dans l’application dudit accord: « Nous soupçonnons des velléités qui sont avérées vu le retard de la transmission du projet de loi au niveau de l’hémicycle, la version erronée déposée pour examen et adoption. Nous disons que nos collègues députés souhaitent remettre en cause ces accords et c’est une entrave grave à la quiétude sociale, mais aussi à l’apaisement qui avait prévalu. Aujourd’hui, nous déplorons le manque de coopération de la CENI qui est un véritable blocus et un handicap sérieux. […] La CENI, pour justifier sa mauvaise foi, parle du principe de la séparation du pouvoir. Or, elle est directement impliquée.»

Puis il interpelle le président Alpha Condé, qui s’était engagé à faire respecter les conclusions qui découleront du dialogue : «Encore une fois, nous interpellons le chef de l’Etat à respecter et à faire respecter ces accords par toutes les institutions concernées. »

Parlant du retard, il soutient que techniquement il est impossible de tenir les élections en février : « Imaginez, le président a dix jours pour examiner la loi organique (le code électoral modifié, ndlr). La Cour constitutionnelle 1 mois avant que le chef de l’Etat ne promulgue. Ensuite il faut 60 jours pour convoquer le corps électoral avant le scrutin. »

Pour finir, l’opposition a menacé de reprendre les manifestations de rue si les accords du 12 octobre ne sont pas appliqués dans leur entièreté.

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