
Samedi 25 novembre dernier, le président Alpha Condé menaçait de fermer toute station radio qui se hasarderait à diffuser des messages, appels ou communiqués du syndicaliste Aboubacar Soumah du SLECG qui est accusé être à l’origine de la grève des enseignants qui paralyse le éducatif guinéen depuis le 13 novembre dernier.
Ce même jour, des radios de la capitale Conakry ont joint le camarade Soumah pour du direct, afin de faire savoir au président Condé que la presse ne se laissera pas dicter ce qu’elle doit dire ou ceux qu’elle doit faire passer sur les ondes.
Notre rédaction a ce même jour accordé une interview au sieur Aboubacar Soumah où il a rappelé son engagement et annoncé que rien ne peut l’ébranler dans sa position: « j’ai reçu beaucoup des menaces et j’ai échappé à beaucoup des arrestations. L’autre fois quand nous sommes allés au ministère de l’Education, il y avait des gendarmes qui étaient à notre trousse. Chaque jour, il y a des va et vient des pick-up chez moi, je n’ai pas peur et la grève continue. »
Ce matin du lundi 27 novembre 2017, la radio BTA FM de Labé a aussi appelé le syndicaliste pour une interview dans laquelle M. Soumah a d’abord remercié toute la presse guinéenne avant de se dire très surpris par ces agissements du président de la république « je suis très surpris de telles opérations venir du chef de l’Etat qui est censé protéger les lois de la république, notre constitution garantie dans certains de ses articles, la liberté d’expression, la liberté d’opinion, si aujourd’hui, le président veut confisquer cette liberté, ce droit à la parole, alors vraiment je ne sais pas où allons-nous ».


Le PRÉSI a peur, parce que la presse est le 4ème pouvoir qui contrôle les 3 premiers.