
Le train ‘’Conakry Express’’ aux arrêts depuis le 30 septembre 2016. Une situation préoccupante pour les habitants de la haute banlieue de Conakry. Cependant elle réjouit les travailleurs de ce train qui vivent et travaillent dans des conditions pénibles.
Si ce n’est pas la première, c’est l’une des rares fois que les travailleurs d’une entreprise se réjouissent de son arrêt. Motif, les conditions de vie et de travail sont exécrables. Depuis la mise à circulation de Conakry Express, les conducteurs n’ont été ravitaillés en équipement qu’une seule fois.
Le 9 mars 2015, ils avaient déclenchés sans succès une grève pour exiger l’application du protocole d’accord signé entre la Direction Générale, le département des transports et l’inspection générale du travail. Taxés de manipulés par les politiques à l’époque, les grévistes avaient été obligés de signer un engagement commun pour reprendre le travail. Depuis, leur situation va de mal en pis.
Leur salaire oscille entre 715.000 et 730.000 gnf. Ce montant, ils ne le percevront d’ailleurs pas à la fin du mois d’octobre car mis en congé technique depuis le 19 octobre 2016. Pourtant, Aux dires de ces travailleurs la recette journalière de Conakry Express, varie entre 15 et 18 millions profitables exclusivement à la Direction Générale et au département. Pour toutes ces raisons et d’autres non énumérées, les employés de Conakry ne rêvent mieux que de voir toutes les actions revenir uniquement à la Guinée ou à la partie Chinoise.
Le 15 novembre 2012 quatre personnes avaient été licenciées pour avoir dénoncé la situation des travailleurs dans un média. Aujourd’hui, entre 150 et 250 personnes sont au service de la société nationale de chemin de fer de Guinée qui est dangereusement menacé.
Avec : EspaceFM
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