Connect with us

Guinée : Alpha Condé, le triomphe d’un fraudeur (Libre Opinion)

Publié

Le

On a tout dit de lui. Facho Alpha, un rancunier, une outre sans fiel, un menteur, un tueur, un jeteur en exil, un professeur qui n’a jamais enseigné et pour finir un machiavélique. Cet ogre inassouvi de pouvoir, de l’argent et de gloire n’a pourtant jamais cessé de crier avec véhémence : « Je ne peux pas me battre pour la démocratie pendant cinquante ans et être contre la démocratie. »

On a tout dit de lui. Facho Alpha, un rancunier, une outre sans fiel, un menteur, un tueur, un jeteur en exil, un professeur qui n’a jamais enseigné et pour finir un machiavélique. Cet ogre inassouvi de pouvoir, de l’argent et de gloire n’a pourtant jamais cessé de crier avec véhémence : « Je ne peux pas me battre pour la démocratie pendant cinquante ans et être contre la démocratie. »

Le 11 octobre 2015, dans une mascarade électorale inouïe, Alpha Condé a livré au vu et au su du monde entier un modèle de « démocratie » (à l’âge de l’absolutisme).  Le nez fixé uniquement sur les consultations électorales, ce politicien à la vue basse  vient de rater l’histoire en empruntant le même chemin que ses prédécesseurs.

Il ne sera d’ores et déjà plus un Chef d’État, mais un dictateur fréquentable ou infréquentable, comme vous voulez, entouré des traîtres en puissance. Comme si l’histoire est un passé qui recommence chez cet homme, à l’allure d’un handicapé, il passera encore les cinq années à vivre dans la galère, à être hué, décrié et ridiculisé partout, à se claquemurer dans des hôtels en prenant soin de boucler les portes à double tour. Plus de la moitié de la population de la Guinée ne se reconnaît plus en son pouvoir et lui nourrit une défiance exécrable.

Quel temps perdu! Quelle occasion ratée? Cet homme qui a, à un certain moment de sa vie failli souiller l’histoire en rêvant être le Mandela guinéen, restera dans le cimetière des illusions décrit par Chateaubriand: « Là dorment dans l’oubli des poètes sans gloire. Des orateurs sans voix, des héros sans victoire.»

Que reste d’Alpha Condé après le 11 octobre 2015?

Rien. Rien du tout. Il laisserait, le moment venu, derrière lui un pays divisé. Une unité nationale effritée, une dictature à la place d’une démocratie, le mensonge à la place de la vérité et la haine à la place de l’amour. Bref, le résultat d’une politique qui consiste à régner pour diviser.  Encore une fois de plus quel temps perdu! Perdu dans les intrigues! Perdu dans le mépris! Perdu dans le soupçon!

Le président des Forces Patriotiques pour le Développement et la Démocratie (FPDD), Moussa Dadis Camara a dit d’Alpha Condé que c’est un: « Machiavel.» Mais, à force d’observer les manœuvres de cet homme, on peut déceler les pires comportements d’un Mazarin.

D’Alpha Condé on peut dire et écrire, sans hésitation   la description que Saint-Simon faisait de Mazarin: « Un étranger de la lie du peuple, qui ne tient à rien et qui n’a d’autre Dieu que sa grandeur et sa puissance, ne songe à l’État qu’il gouverne que par rapport à soi. Il en méprise les lois, le génie, les avantages; il en n’ignore les règles et les formes, il ne pense qu’à tout subjuguer.»

Dans le Bréviaire des politiciens, un livre attribué à Mazarin, Umberto Eco écrit : « Il ne s’encombre ni de morale, ni, il faut bien dire, d’équité. Nous avons là un modèle de stratégie « démocratique »- à l’âge de l’absolutisme! Mazarin nous donne une splendide image de l’obtention du pouvoir grâce à la manipulation du consensus.» C’est ce qu’Alpha Condé vient de nous livrer, une démocratie d’un autre âge. Fondée sur la fraude, le mensonge, la manipulation et l’intimidation. 

ELHADJ  A.O BAH pour lejourguinee au Benelux/ membre de club Press Brussels, Europe      

Publicité
1 Commentaire

Laisser un commentaire

Copyright © 2014-2019 GUINEE360.
Made with ❤️ in 🇬🇳 by FXBNO.