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Asie du Sud – Séisme meurtrier au Pakistan et en Afghanistan

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Un puissant séisme de magnitude 7,5 a secoué lundi l’Asie du Sud, faisant plusieurs dizaines de morts au Pakistan et en Afghanistan, dont 12 écolières afghanes tuées dans une bousculade en fuyant leur école. Selon l’Institut américain de géologie (USGS), l’hypocentre du séisme se situe à Jurm, dans les montagnes reculées du Badakhshan, à l’extrême nord-est de l’Afghanistan, à une profondeur de 213,5 km.

Un véritable vent de panique a soufflé sur la capitale pakistanaise. Certes, les habitants, habitués aux tremblements de terre, sont très vite sortis pour se mettre hors du danger. Mais la durée exceptionnelle de la secousse – près d’une minute – a fait craindre le pire et ravivé les souvenirs d’octobre 2005 quand un séisme avait tué plus de 75 000 personnes et fait 3,5 millions de déplacés. Dans les rues, pendant le tremblement de terre, certains criaient, d’autres récitaient des versets du coran.

Les réseaux de communications sont depuis très fortement perturbés dans une bonne partie du pays. L’épicentre se situe dans le nord-est de l’Afghanistan où des dizaines d’habitations ont été détruites. Sa profondeur, plus de 200 km sous la surface terrestre, aurait permis, selon des officiels, de limiter les dégâts humains et matériels.

 Des centaines de blessés

Au Pakistan, la secousse s’est produite à l’heure des pause déjeuner, l’heure également de la sortie des classes. Des centaines de blessés ont été admis dans les hôpitaux de la région de Swat et de Peshawar. Dans la capitale pakistanaise et ses environs, quelques pans d’immeubles se sont effondrés, de nombreuses maisons sont fissurées. Demain les écoles resteront fermées pour permettre l’inspection des bâtiments.

Alors qu’il a neigé ces derniers jours et que la nuit tombe tôt, les secours peinent à rejoindre les zones les plus touchées. Il faudra encore patienter pour découvrir l’ampleur de cette catastrophe dans les zones les plus reculées qui sont certes peu peuplées mais dont les habitations sont faites de matériaux précaires.

Les plus grandes craintes viennent du Cachemire, dans le nord-est du pays, où l’électricité et les téléphones sont coupés et des zones tribales, proches de l’Afghanistan où les secours sont rendus difficiles par de très nombreux glissements de terrains. Des centaines de maisons en terre s’y sont effondrées.

Les autorités ont déclenché le plan rouge pour évaluer au plus vite l’état de la situation pour ensuite mettre en place la réponse la plus appropriée. Les services de l’Etat sont mobilisés en alerte maximale et très vite l’armée, par la voix de son chef charismatique le général Shariff, a mis à la disposition des recherches ses hommes et son matériel.

RFI

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