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Grogne syndicale : L’enjeu des élections communales ?

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Pendant que le citoyen croupit dans une inquiétude permanente par rapport à la grève des enseignants qui a déjà fait 2 morts, le régime en place ne se montre pas-en dehors de ses menaces- disposé à 0arranger la situation. Les enseignants disent niet ! Les cours ne reprendront pas avant satisfaction des revendications. La situation perdure, tendue, et si on n’y prend garde, pourrait être un prétexte pour reporter les communales.

Les enseignants sont rentrés dans un mouvement de grève depuis 13 novembre. Et deux semaines plus tard, le gouvernement n’a toujours pas pris de engagements fermes pour résoudre le problème. La preuve en est que le président de la République qualifie le mouvement de «grève sauvage» et donc «rebelle» tout en promettant de «mettre fin à toute cette pagaille». Le ministre de la Justice Me Cheick Sako brandit «le mandat d’arrêt international » pour traquer les syndicalistes «indélicats» en fuite. Pour ceux qui sont en prison, «ils répondront de leur droit» parce que la grève ne respecterait pas la procédure normale bien qu’il y ait eu préavis.

Pour une de rare fois, «La Justice a été juste» en disant clairement son désaccord au gouvernement- qui cherche à taire «le syndicat a travers le syndicat». Le parquet, fondant sa conviction sur l’article 10 de la Constitution, reconnaît que «la grève est légale »

Cela a eu pour effet, la levée de la suspension qui pesait sur les principaux instigateurs de la grève des enseignants. Pour des motifs «hautement politiques », certains syndicalistes ont été suspendus par leurs camarades de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (Ustg) notamment Aboubacar Soumah et Abdoulaye Portos Diallo.

Une grève à couleur politique

La revendication des syndicalistes est noble et mérite d’être satisfaite par le gouvernement qui semble vouloir la faire durer davantage en prenant goût des tensions sociopolitiques du pays. Parce que ça pourrait l’arranger à justifier un éventuel léger report des élections locales prévues le 4 février 2018. Car, il n’a jamais vraiment montré de la volonté de tenir ce scrutin qui attend depuis 2010. Par le passé, le gouvernement a recouru à «des prétextes fallacieux », pour reporter ces élections. Cette fois, il semble qu’il en a un bon pour ajourner les communales.

L’article 62 du Code prévoit : «les électeurs sont convoqués par Décret du Président de la République publié au Journal officiel de la République de Guinée 60 jours avant le scrutin pour les élections communales».

En se fondant sur la disposition ci-dessus, il reste donc 11 jours au Président de la République de convoquer le corps électoral s’il devait y en avoir le 4 février prochain. Passé cette date, la Ceni devra produire un nouveau chronogramme électoral des communales en perpétuel report depuis il y a 7 ans.

Pendant ce temps, le Collectif des étudiants et élèves ainsi que la Fédération guinéenne des parents d’élèves, acteurs passifs dans la situation, menacent de battre le pavé cette semaine pour réclamer l’ouverture des classes qui ne saurait être possible et durable sans la satisfaction des revendications des syndicalistes. Un ingrédient suffisant pour renforcer les velléités de reporter des communales dont les martyrs se comptent par dizaines aujourd’hui.

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