
Dans un entretien accordé à des journalistes à Conakry, Albert Damantang Camara ministre de l’enseignement professionnel et du travail et porte-parole du gouvernement guinéen a réagi à la mort par balles de deux jeunes suite à la marche de l’opposition le 20 septembre 2017. Il a avoué l’utilisation des armes à feu dans le maintien d’ordre.
Pour lui, s’il y a eu mort par balles, c’est parce que des armes à feu ont été utilisées. « C’est vrai il y a des armes qui sont utilisées. S’il y a mort d’hommes par balles c’est bien parce qu’une arme a été utilisée. Par deux fois je crois qu’on a pu établir la responsabilité des types qui tiraient. Pour toutes les nombreuses autres fois, la justice n’a pas été capable de le faire. C’est un grand échec pour notre système démocratique, notre système pénal parce qu’il est inadmissible que les gens continuent à mourir par balles lorsqu’il y a ces manifestations », affirme le ministre.
Selon Monsieur Damantang, très souvent des journalistes rapportent qu’eux-mêmes assistent aux préparatifs de ces marches avec l’état-major de la police, de la gendarmerie qui fouille les policiers avant qu’ils n’aillent à leurs opérations pour vérifier qu’ils ne sont pas armés.
« La preuve en est à chaque fois que les gens se sont retournés dans leur caserne, ils sont sanctionnés. On caserne les militaires pour éviter qu’un seul militaire ne se trouve dehors pendant les heures de manifestation. Visiblement ce n’est pas suffisant puisqu’on assiste à des bavures. Je ne suis pas enquêteur, je ne suis pas magistrat, il ne m’appartient pas de déterminer la responsabilité et encore mieux la culpabilité de qui que ça soit. Mais visiblement il y a quand même un problème sur l’utilisation d’armes à feu lors des manifestations qui se traduisent par ces morts. C’est dramatique, c’est triste et c’est regrettable », indique le porte-parole du gouvernement guinéen.
Aux dires de Monsieur le ministre, ce qui rend plus difficile le maintien de l’ordre, c’est du fait qu’on constate que les incidents surviennent non pas pendant la manifestation, non pas en général sur le parcours mais très souvent juste après en dehors du parcours qui a été déterminé.
Poursuivant, le ministre a démenti ceux qui pensent que le gouvernement banalise la mort des manifestants. « Il n’a jamais été question de banaliser. Chaque fois qu’il y a mort d’homme en tout cas dans les heures qui suivent ou le soir lorsqu’on fait le bilan on le rappelle, on le regrette et on présente nos condoléances. On annonce bien entendu comme cela se doit que la justice va ouvrir une enquête pour déterminer les différentes responsabilités par rapport à ça », a-t-il dit.


Je pense que les enquetteurs doivent s’interesser a certains manifestants. La politique est très complexe. Parfois, vos pires ennemis sont dans vos propres rangs. Il font tout pour vous dicréditer. les rangs de l’opposition peuvent être nombreuses mais pas forcément purs.