
Abus de confiance, faux en écritures de banque, complicité d’abus de confiance, complicité de faux en écritures de banque et recel. Ce sont là entre autres chefs d’accusation retenus contre des employés de United Bank for Africa (UBA).
L’affaire remonte il y a bientôt deux ans. Sept prévenus croupissent depuis décembre 2016 dans les geôles de la Maison centrale de Conakry sans aucune forme de justice. Il leur est reproché une malversation de plus de 70 milliards de francs guinéens.
Leur procès a démarré depuis le mercredi 20 septembre à 10h au Tribunal de première instance de Kaloum. Après déclinaison des identités des différents prévenus en détention et de ceux qui ne le sont pas, les débats se sont focalisés plutôt sur la forme de la procédure que sur le fond.
Les avocats de la défense ont demandé au procureur un abandon des poursuites contre leurs clients pour des raisons de non renouvellement du mandat et de détention illégale prolongée, entre autres. Vu la pertinence des débats, le procureur a suspendu l’audience pour examiner cette question.
À la reprise ce lundi 25 septembre, le président de l’audience Me Chérif Sow a appelé à la barre le directeur général adjoint de la banque. M. Daouda Sow s’est prêté, pendant plusieurs heures, aux interrogations des hommes en robe avant que le président ne renvoie l’audience au jeudi 28 septembre. Ce sulfureux et riche dossier promet de graves révélations, apprend-on de sources proches du dossier.
A suivre !

