
Après l’arrestation du reggaeman Elie Kamano suivi de son placement en garde à vue en compagnie de trois de ses compagnons, Mohamed Mouctar Soumah a posté une vidéo pour fustiger la démarche ayant conduit son confrère au gnouf. Et depuis hier mardi 25 juillet, Takana Zion séjourne à son tour dans les locaux disciplinaires de l’Escadron mobile n°3 pour le même délit que son prédécesseur.
Face à ce malheur de son frère, Elie Kamano a su prendre de la hauteur pour apporter son soutien à Takana Zion tout en envoyant un message au président Alpha Condé. Le reggaeman l’a fait sur sa page Facebook.
«Monsieur le président, mes intarissables et inlassables inspirations me poussent encore ce matin à griffonner sur ce papier ces quelques mots : des mots bavant, décapant, croustillants, dénudés de tout sens. Oui, Monsieur le président, des mots porteurs de virus d’Ebola, mais qui représentent une de nos armes dans cette intifada. Intifada contre ce lobbying mafieux qui sacrifie le peuple. Intifada contre les nouveaux colons qui dévalisent notre pays», poste d’emblée l’artiste-écrivain sur le réseau social.
«Oui, intifada contre les nouveaux maîtres noirs monarchistes, propagandistes et oligarchiques. Monsieur le président, la vérité et l’histoire se confondent aujourd’hui en une seule et unique réalité qui a pour nom Démocratie, et cette démocratie n’a pas sa place dans des cachots, elle n’a pas sa place dans les cimetières où dorment les Norbert Zongo, Thomas Sankara, et autres», poursuit le Maréchal Kamano qui enseigne que celle-ci «a plutôt sa place parmi nous, dans notre société dont vous êtes le premier garant, et nous autres, leaders d’opinion, élus du peuple, société civile les seconds garants».
Pour Elie Kamano, «si l’art est un instrument de vérité, alors aucun Artiste n’a sa place en prison. Si la marche est un droit constitutionnel, aucun citoyen non plus n’a le droit d’en être privé. Monsieur le président: les Artistes n’ont pas leur place en prison», conclut-il avant de mettre le hashtag #Libererlefreretakana.
Sélectionné pour vous : Buzz autour d’Élie Kamano: le reggaeman brise le silence et répond aux internautes



mn cher président, l’artiste Élie kamano a tout à fait raison car si l’art est un instrument de vérité les artistes ont le plein droit de dénoncer les réalités du moment dans la mesure où ils constituent la bouche du peuple comme l’avait affirmé Aimé Céssaire <> de ce fait, Mr le président aucun artiste n’a sa place au cachot car ils ne font qu’accomplir leipurs devoirs
liberez nos artistes africain qui di la vérité