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Guinée : Les exigences de l’opposition pour participer au dialogue

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L’opposition guinéenne souhaite participer au dialogue politique inter guinéen, mais exige certains préalables avant d’y participer.

Jean Marc Telliano, Aboubacar Sylla, Mamadou Cellou Baldé, Ibrahima Sory Diallo, sont entre autres des leaders de l’opposition républicaine qui se sont réunis lundi 25 juillet 2016 au QG de l’UFDG, à Hamdallaye-CBG.

A l’occasion de cette rencontre, la question de la relance du dialogue politique a été discutée. Au sortir de cette plénière, le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, président de l’Union des forces du changement (UFC) a réaffirmé leur attachement à la résolution des conflits et crises par le dialogue : « Nous sommes toujours résolument inscrits dans une dynamique de dialogue pour la résolution des crises et des conflits dans notre pays. Mais nous avons dit que cette fois-ci nous ne voulons pas d’un dialogue pour un dialogue. Nous ne voulons pas un accord qui va être un accord politique de plus, qui va s’ajouter aux quatre déjà existants qui ont été soit signés, soit contestés à la dernière minute par le gouvernement. Nous voulons cette fois-ci d’un dialogue sérieux qui va aboutir à des accords qui seront effectivement appliqués. »

L’opposition exige des garanties du président Alpha Condé pour le respect des accords.

Pour qu’elle participe au dialogue, l’opposition exige des garanties du président Alpha Condé pour le respect des accords qui seront issus des conclusions du prochain dialogue : «En tant garant de la Constitution, nous voulons qu’il s’engage lui-même à ce que les conclusions de l’éventuel dialogue soient effectivement appliquées et par son gouvernement et par les autres institutions concernées. »

L’autre souhait de l’opposition, c’est qu’il y ait un cadre de dialogue qui va réunir l’opposition et le gouvernement (avec la mouvance présidentielle), mais aussi des représentants de la société civile et ceux de la communauté internationale.

Me Cheick Sako, récusé par l’opposition,  jusque là président du cadre de dialogue

Se prononçant sur la façon dont doit être dirigé le dialogue, Aboubacar Sylla, dit que l’opposition a récusé le ministre de la Justice, Me Cheick Sako, jusque là président du cadre de dialogue. L’opposition veut que soient désignés deux facilitateurs dont un désigné par elle et l’autre par le gouvernement et la mouvance présidentielle.

« Nous avons dit que le présidium qui était assuré jusqu’à présent par le ministre Cheick Sako ne nous convenait plus. Nous l’avons donc récusé, à la circonstance. Nous estimons qu’il peut difficilement être à la fois juge et partie dans un dialogue entre l’opposition et le gouvernement. Il lui sera de plus en plus difficile de tenir le juste milieu entre les deux et donc d’être un président de dialogue impartial et neutre, et surtout un président de dialogue qui est capable d’amener les deux parties à appliquer les conclusions de l’accord. Il lui est difficile d’aller s’imposer au président de la République avec lequel il entretient des relations hiérarchiques.», a justifié le porte-parole de l’opposition.

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