
Invité de l’émission, Oeil de Lynx de ce vendredi 23 juin 2017, Souleymane Taran Diallo est revenu sur le budget prévisionnel de la mairie de Ratoma pour faire face à l’ampleur des tâches à exécuter, les recettes et les dépenses, ainsi, les vindictes populaires et la justice qui reste inerte face à ces violences inouïes dans la capitale guinéenne et la commune de Ratoma en particulier.
A l’entame de l’émission, Souleymane Taran Diallo laisse entendre que « la commune de Ratoma se porte bien, mais elle pouvait se porter mieux. Malheureusement, les moyens alloués sont dérisoires par rapport à l’ampleur des tâches à exécuter. Regardez, nous avons un budget prévisionnel de 5 milliards par an pour faire face aux multiples problèmes et projets liés au développement local de notre commune. Malheureusement, nous nous recevons que 120 millions par trimestre comme subvention.»
Sur d’autres aspects, le maire de la commune de Ratoma ajoute : «Depuis les mouvements de grève de janvier février 2017, la commune de Ratoma est stigmatisée. Cependant, les jeunes ne sont pas forcément violents comme prétendent certains. Ces jeunes réclament le plus souvent les meilleures conditions de vie et d’épanouissement socio-collectif, la justice et contre l’insalubrité. Cette commune est dépourvue des infrastructures sociales de base, notamment les terrains, les écoles, les espaces verts et aires de jeux.»
Revenant sur les dernières violences enregistrées et les vindictes populaires, l’homme exhorte la justice à faire son travail. Au-delà des campagnes de sensibilisation faites, il demande à ce que la loi soit appliquée, car, dit-il, l’homme est par nature violent: «La justice doit s’affirmer et dire le droit. Elle doit sévir et rendre justice. La sensibilisation ne suffit pas.»
« Nous manquons des moyens pour faire face aux multiples tâches à exécuter, l’insécurité est devenue récurrente, nos recettes ne suffisent pas. Nous avons engagé un projet de construction d’un bâtiment R+3, mais jusqu’à présent, ça traîne. Les recettes ne se limitent qu’aux marchés et là, nous avons 3 millions par semaine comme recettes et nous avons nos agents à payer chaque mois. Il faut que l’Etat accorde une subvention conséquente pour nous permettre de réaliser nos projets et garantir la sécurité de nos citoyens qui sont victimes», a-t-il plaidé.
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