
Cent vingt et un enfants de moins de 18 ans et 58 de plus, soit un total de 179 enfants, c’est les cas de viols enregistrés par l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) du début de l’année 2017 jusqu’à nos jours sur toute l’étendue du territoire national.
Le viol a pris de l’ampleur en Guinée et cela est dû, selon bon nombre d’organisations de défense des droits de l’Homme, au laxisme de la justice sensée pourtant punir les coupables.
«Notre organisation enregistre au minimum deux cas de viol par semaine. Le phénomène est effrayant. Mais la justice n’agit pas, c’est cela le problème! C’est pourquoi nous avons suggéré, ne serait-ce que de faire des procès médiatisés, condamner des personnes pour que la tendance puisse changer un peu. Ce qui fait mal, c’est la tendance à la dépravation, la dégradation de nos valeurs. Quand ce phénomène se passe dans l’église, dans la mosquée ou quand un maitre coranique qui abuse de son élève comme ce qui s’est passé à Labé, et à Mamou. A Conakry aussi où un muezzin a abusé d’une fille de 14 ans», a déploré la présidente de l’ONG, Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DH), Moussa Yéro Bah.
« Les officiers de police judiciaire mènent des enquêtes qu’il faut. Ils écrouent les auteurs de viols et défèrent les dossiers à la justice, c’est à elle d’ouvrir le procès, les juger et les
condamner. Mais ce qui n’est pas souvent le cas », regrette Mme Yéro BAH, avant d’ajouter : «C’est incroyable! Cela prouve à quel point la société est en tain d’être dépravée. Pour changer tout ça, il n’y a que la justice pour le faire. Les organisations de défense des droits de l’Homme jouent leurs rôles, c’est-à-dire, identifier ces genres de cas, accompagner les victimes médicalement et psychologiquement, les aider à porter plainte, les accompagner par exemples si éventuellement elles ont besoin d’un avocat. Mais la justice, c’est l’Etat qui doit la rendre».
Selon elle, le fait que les cas de viol ne cessent pas a une interprétation. « C’est parce qu’il y a des cas qui sont officieux, les gens n’en parlent pas. Certaines familles victimes de ce mal préfèrent les régler à l’amiable. Ça passe et puis on garde dans le quartier. C’est pour cela il y a des cas de récidive », a-t-elle fait savoir.
Pour la présidente de F2DH, l’idéal voudrait qu’on parle de la sexualité aux enfants en famille en vue de les préparer psychologiquement pour être à l’abri de ceux qu’elle qualifie « de malades mentaux », c’est-à-dire les violeurs.
Selon l’article 268 du code pénal, cette pratique est punie de la réclusion criminelle de 5 à 10 ans et 10 à 20 ans lorsqu’il a entraîné une mutilation ou une infirmité fermement et lorsqu’il est commis sur une mineure ou sur une personne dont la vulnérabilité est due à son âge, une maladie ou déperdition mentale.
L’article 269 du même texte indique que le viol est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’il est précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d’actes de barbaries ou lorsqu’il a entraîné la mort de la victime. Et l’article 270 précise que la tentative de viol est punie comme le viol lui-même.
Dansa CAMARA DC



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