
Au troisième jour de grève des enseignants à Labé, l’autorité préfectorale de l’éducation brise le silence et s’adresse aux responsables syndicaux. Le souhait de la DPE est que les cours reprennent, pour que nos élèves ne perdent pas.
Depuis le 13 novembre, certains enseignants guinéens sont en grève. Mais il a fallu la mort de certains élèves dans la capitale Conakry, pour que les enseignants de Labé décident mardi de soutenir leurs collègues, en boudant les écoles à partir du 21 novembre dernier.
La Directrice Préfectorale de l’Education de Labé qui jusque là s’était abstenue de toute déclaration avec les médias, s’est enfin exprimée ce vendredi 24 novembre.
Pour Hadja Aissatou Djouldé Diallo, « par rapport à la situation, à l’issu d’une réunion tenue par le syndicat, le 21 novembre, ils se sont réunis selon eux pour donner des informations. Suite à ces informations, les enseignants ont décidé d’aller en grève pour accompagner leurs collègues », affirme t-elle.
La DPE de Labé, invite les enseignants à reprendre les cours.
« Nous avons essayés de rencontrer les différentes centrales syndicales, notamment le SLECG et la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Enseignement. Nous avons demandé aux syndicats de voir ce qu’il faut faire pour qu’on fasse les cours à Labé. Parce que même les autres préfectures qui ont la grève jusqu’à maintenant ont repris les études et dans toutes les régions. Donc à Labé ici depuis avant-hier les enseignants sont à la maison. Nous demandons au syndicat, aux enseignants, aux sages, aux APEAE ET aux élèves même de comprendre que notre avantage se trouve dans la paix. Je demande que les enseignants acceptent de revenir à des meilleurs sentiments et de reprendre les cours, pour que nos élèves ne perdent pas », conclut la Dame.
En attendant que les enseignants reprennent le chemin de l’école, les élèves restent à domicile.
Abdoulaye Sadio Diallo de Labé, pour Guinée360.


