
La Fédération guinéenne des parents d’élèves, étudiants et amis de l’école (FEGUIPAE) a fait une déclaration ce jeudi 23 novembre 2017 pour dénoncer et condamner l’assassinat de deux élèves, le viol d’une élève de 10 ans et demande au gouvernement d’ouvrir une enquête.
«C’est avec amertume et désolation qu’elle a constaté que cette grève se prolonge jusqu’à causer des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants. Nous regrettons surtout le viol perpétré sur une mineure de 10 ans et que l’auteur soit un enseignant qui a mandat de former cette élève et de la protéger. Un acte que nous condamnons avec la dernière énergie et demandons que l’auteur soit sanctionné à la hauteur de sa forfaiture. Nous demandons aussi qu’une enquête soit ouverte pour situer les responsabilités sur les cas de mort. Pour un esprit d’apaisement, nous invitons les syndicalistes à conjuguer un même verbe pour que l’Etat trouve un interlocuteur pour une sortie de crise. Nous recommandons au gouvernement d’être ouvert au dialogue dans l’intérêt supérieur de la nation. Nous invitons également les parents d’élèves à continuer la sensibilisation de leurs enfants au calme et à la retenue, en les gardant à la maison jusqu’à la fin de la crise», indique-t-on dans cette déclaration lue par Mme Adama Sow, présidente de la FEGUIPAE.
Cette grève déclenchée par une partie du syndicat de l’enseignement pré-universitaire paralyse le secteur éducatif guinéen depuis le 13 novembre 2017.

