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Gabon: La réélection d’Ali Bongo validée par la Cour constitutionnelle

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Cette décision laisse présager de nouvelles violences après des émeutes meurtrières qui ont eu lieu au début du mois après l’annonce de la victoire d’Ali Bongo sur Jean Ping par 6.000 voix.

La Cour constitutionnelle du Gabon a sonné le glas des espérances de Jean Ping. Elle a en effet rejeté vendredi la requête de l’opposant qui contestait le résultat de l’élection présidentielle du 27 août, et partant, elle a validé la réélection d’Ali Bongo, dont la famille dirige le pays depuis près de 50 ans.

Cette décision, attendue, laisse craindre de nouvelles violences après des émeutes meurtrières début septembre , en réaction à l’annonce de la très courte victoire d’Ali Bongo, par 6.000 voix seulement. Six personnes y ont trouvé la mort.

 

Immédiatement après l’annonce de la Cour, Ali Bongo a appelé à la conciliation au nom de l’intérêt du pays. « J’appelle donc tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux de la présidentielle (..) à travailler avec moi dans le respect de nos différences certes, mais animés de la volonté de situer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de nos intérêts particuliers et partisans », a-t-il déclaré dans un discours télévisé.

Le président réélu a en outre déploré des violences sans précédent à l’issue d’élections « libres, transparentes et ouvertes ».

Feuilles de pointage illisibles

Jean Ping, qui s’était déclaré président, pense qu’on lui a volé la victoire. Il n’a pas laissé entendre qu’il était prêt à coopérer avec le gouvernement. Le candidat de l’opposition, arrivé second selon les résultats du ministère de l’Intérieur, avait saisi la Cour le 8 septembre pour demander un recomptage des bulletins de vote dans le Haut-Ogooué, fief du président sortant dans le sud-est du pays. Ali Bongo y a été crédité de 95% des suffrages sur un taux de participation de 99,9%.

 

La Cour constitutionnelle a refusé d’accepter comme preuves de ces accusations les feuilles de pointage fournies par Jean Ping, les jugeant pour la plupart illisibles. Les alliés d’Ali Bongo ont soumis pour leur part des preuves contraires et affirment que la fraude électorale a été orchestrée par le chef de file de l’opposition. L’instance a annulé les scrutins dans 21 circonscriptions de la capitale, Libreville, ce qui a favorisé Ali Bongo, faisant passer son score de 49,85% à 50,66% des voix, selon les résultats définitifs certifiés par la Cour.

Avec : lesechos.fr

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