
Située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Labé, l’Université de Hafia compte un total de 2 432 étudiants inscrits. Les uns au nombre de 1 600 habitent dans la cité universitaire tandis que les autres sont repartis entre la périphérie et le centre ville.
Si les étudiants de 2015 souffraient d’insuffisance des besoins de premières nécessités, l’amélioration des conditions de vie des dernières promotions est une réalité. Désormais, les problèmes d’eau et d’électricité ne sont plus que de lointains souvenirs. Malgré ces acquis, chaque année une frange d’étudiants traverse des périodes chaudes dans leurs dortoirs. La conjoncture économique serait à la base des chagrins.
Trois bâtiments, chacun disposant d’une capacité d’accueil de 580 étudiants, composent les dortoirs de l’Université de Hafia. Il y deux ans, les conditions de vie étaient plus que lamentables dans cette cité universitaire. Mais entre les années 2016 et 2017 des avancées sont en cours, soutiennent les étudiants qui y vivent.
« Avec le courant et l’eau nous vivons très bien actuellement. C’est différent de nos débuts, où ont était obligés de parcourir jusqu’à un kilomètre pour puiser de l’eau. Maintenant si tu as de l’argent tu peux facilement trouver à manger », témoigne Tolno Saa Bourlaye, étudiant en Licence 3 Administration Publique.
A l’image des saisons, deux périodes différentes se succèdent aux dortoirs de l’université de Hafia. De novembre à Janvier les étudiants vivent heureux. Mais à partir du mois de février, « la période rouge » commence.
«Le mois de mars est surnommé ici le mois rouge. C’est une période très chaude pour nous étudiants de Hafia. Il se trouve que nos économies sont épuisées et que l’Etat traine le pas dans le payement des bourses d’entretiens. Mais comme toujours, nous vivons avec moins de problèmes pendant les trois premier mois de l’année universitaire », explique Diallo Abdoulaye Mali, Étudiant en Licence 2 Mathématiques.
Étudiants et étudiantes cohabitent dans la cité universitaire de Labé. Avec une organisation interne, personne ne dérange l’autre argue Condé Ramatoulaye : « Il y a une bonne cohabitation avec les hommes, parce qu’ils ne nous dérangent pas. C’est quand on veut qu’un garçon soit avec nous qu’il est là », raccourcie la jeune dame, inscrite en département de Lettres Modernes.
A la prise de fonction du Dr Mamadou Dian Gongore Diallo le 03 octobre 2013, la cité universitaire était inhabitable ou presque. Depuis, le sieur soutien avoir fourni assez d’efforts, pour l’opérationnalisation des lieux :
« Nous avons restauré les bâtiments. Nous avons rendu opérationnel un forage avec deux cuves de 10 mille litres. Nous avons mis les panneaux solaires pour éclairer et un transformateur électrique avec l’appui du service de l’EDG. Ce qui nous a permis de compléter l’éclairage dans les dortoirs. Les chambres sont d’une capacité d’accueil de 14 étudiants », conclut le recteur de l’Université.
Entre 08h 30 et 09h, la marée d’étudiants qui quitte les dortoirs pour le campus d’études, confirme que la construction de la ville universitaire à Hafia, est dans une bonne logique. Cette année, 1.054 étudiants ont été orientés à l’université de Labé. Plus 80% d’entre eux sont à ce jour inscrits et suivent les cours, selon le Rectorat.
Abdoulaye Sadio Diallo de Labé, pour Guinée360.

