
Les violences basées sur le genre au cœur d’une conférence de presse jeudi 21 décembre 2017 à la maison de la presse. Des études réalisées en 2016 auraient prouvé que la violence conjugale est la plus fréquente en Guinée. Elle est estimée à un taux de 54,9%.
Malgré les multitudes combats que mènent les ONG et Associations de défense des droits de l’Homme, les violences basées sur le genre prennent une proportion inquiétante. Fatou Hann Souaré, la responsable de l’ONG Wa Africa a fait un résumé des études menées sur ce phénomène : ‘’ En 2016, il est ressorti des études que la violence la plus répandue en Guinée est la violence conjugale à hauteur de 54,9%…’’
Les types de violences enregistrés en Guinée sont ceux physique, psychologique et sexuel, a fait remarquer cette activiste des droits humains. Selon Fatou Hann Souaré, les violences sexuelles notamment le viol sur les mineurs deviennent récurrentes : ‘’ le viol d’un enfant est un crime. Cela a des conséquences grave sur la vie de cet enfant. Violer un enfant c’est mettre en péril la vie de cet enfant…’’
Une femme victime de viol doit bénéficier de soins médicaux dans les 72 heures qui suivent, a rappelé Fatou Hann Souaré : ‘’ La victime doit avoir recours à des traitements pour lui éviter des maladies sexuellement transmissibles et des complications graves. Elle doit être écoutée et suivie…’’
Une enquête nationale sur les violences basées sur le genre révèle que 92% des femmes et des filles âgées entre 15 et 49 ans ont été victimes d’une violence quelconque basée sur le genre. Des défenseurs des droits humains soutiennent que c’est l’impunité que garantit l’Etat guinéen qui favorise ce phénomène.

