
Déclenchée depuis le 13 novembre 2017 par le Syndicat libre des enseignants chercheurs de Guinée (SLECG), la grève des enseignants se poursuit en Guinée. Déjà , trois morts ont été enregistrés et une élève de 10 ans a été violée par un enseignant. Dans un communiqué qui nous a été transmis, Thierno Mamadou Bah, président du parti la Nouvelle Génération pour le Changement (NGC), a condamné la façon dont cette crise a été gérée par les autorités.
«Nous ne saurions garder le silence devant la violation, par les forces de l’ordre, du droit de grève reconnu aux enseignants, comme à toutes les corporations de travailleurs inscrits à un Syndicat de leur choix, pour la défense de leurs intérêts.
Aucun accord, fut-il noué avec le gouvernement, dans le sens d’empêcher la jouissance de ce droit consacré par la Constitution, ne saurait servir d’atout, pour qualifier de «sauvage» un mouvement de grève qui s’inscrit dans le respect de ce droit.
Aucune organisation syndicale n’est tenue de se référer à une autre, pour agir, seule, conformément au droit de grève qui lui est reconnu, lorsque les travailleurs à la base suivent son mot d’ordre.
C’est plutôt la gestion sauvage faite de l’événement, avec des tueries d’élèves, des poursuites judiciaires, des arrestations, des blessés et un cas désespéré de viol sur mineure, qui a donné une ampleur à une situation qu’une simple concertation avec le SLECG aurait pu prévenir.
Nous déplorons le laxisme du Président Condé devant une situation qui l’interpelle à plus d’un titre.
C’est regrettable que notre pays soit à présent plongé dans une spirale de violences gratuites.
Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et exigeons justice.
Nous demandons au gouvernement de trouver immédiatement la meilleure solution, pour préserver les élèves et sauver l’Ecole guinéenne. Trop c’est trop ! »
Thierno Mamadou BAH
Président de la NGC

