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Guinée : pour niveau insuffisant, le Maroc renvoie des étudiants boursiers

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Depuis 48 heures, l’affaire fait tâche d’huile dans la capitale de la République de Guinée – Conakry. Le Maroc a renvoyé au pays plusieurs étudiants boursiers guinéens. Le royaume chérifien leur reprocherait un manque de niveau.

Dans une note d’information, le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail  dans ce dossier fort gênant a fait le point de la situation, dont nous vous livrons in extenso.

Note d’information sur la situation de stagiaires-boursiers au Maroc

Depuis 2012, dans le cadre de la coopération entre le département de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail de Guinée et l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail du Maroc (OFPPT), des stagiaires guinéens sont régulièrement envoyés au Maroc pour y suivre deux types de formations. La première est une formation des formateurs destinée aux futurs enseignants du système de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle guinéens (notamment dans les Ecoles Régionales des Arts et Métiers). La deuxième pour les différents secteurs d’activités privés (notamment le secteur de l’hôtellerie et du tourisme).

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Pour le compte de la formation des formateurs deux concours et une sélection sur la base des résultats scolaires (par ordre de mérite) ont été organisés. Ce qui a permis la sélection, en deux temps, de 216 (77 + 99 + 40) stagiaires qui ont été envoyé au Maroc après avoir signé un engagement décennal d’enseigner dans les écoles professionnelles guinéennes.

Pour le compte du renforcement des capacités techniques et professionnelles des stagiaires destinés au secteur privé, 40 (quarante) sortants des Centres de Formation Professionnelle ont été envoyés au Maroc et 12 autres (douze) sont en voie de s’y rendre. Leur sélection s’est faite sur la base des résultats de l’année scolaire précédente ou achevée tels qu’enregistrés au Service Examen et Concours. En fonction des filières proposées et des places disponibles, la sélection se fait par ordre de mérite.

A leur arrivée au Maroc, les lauréats destinés au secteur privé ont subi un test psychotechnique pour évaluer leur capacité à suivre les formations programmées.

A date, 5 (cinq) lauréats de cette catégorie n’ont pas été jugés aptes et ont été rapatriés vers la Guinée. A également été rapatrié 1 (un) lauréat qui n’a pas été retenu après analyse de son dossier car son diplôme ne correspondait pas à la filière envisagée.

Enfin, le contrat avec l’OFPPT marocain ne prévoyant pas de redoublement, 4 (quatre) stagiaires n’ayant pas satisfaits aux évaluations de fin d’année, on été retournés vers la Guinée.

Ainsi, au total, sur les 249 lauréats boursiers régulièrement sélectionnés pour le programme de formation au Maroc, 10 ont été retournés vers la Guinée (5 pour inaptitude au test d’évaluation, 4 pour échec en fin d’année, 1 pour diplôme non conforme).

Des mesures correctives sont actuellement prises pour : améliorer les conditions d’accueil et d’étude de nos boursiers au Maroc, à commencer par les 239 qui y ont été admis et qui continuent leurs formations ; éviter que des dysfonctionnements dans la sélection n’occasionnent à l’avenir le rapatriement d’autres stagiaires, notamment pour inaptitude ou non conformité des dossiers.

Par ailleurs, 6 autres (six) jeunes guinéens se sont retrouvés au Maroc et ont tenté de bénéficier de ce programme de bourse guinéo-marocain alors même qu’ils ne figuraient sur aucune des listes des sélectionnés.

Informé, le département a pris les mesures nécessaires pour leur rapatriement et a alerté les services de police pour que lesdits stagiaires « infiltrés » soient interrogés à leur retour à Conakry.

L’objet de cette enquête réclamée officiellement par le département est de : déterminer dans quelles conditions ces jeunes se sont retrouvés au Maroc ; situer, le cas échéant, les responsabilités liées à des cas de fraudes ou tentative de fraude ; obtenir le remboursement des billets d’avion retour des ces « infiltrés » ; procéder à des poursuites et/ou sanctions.

Selon les informations parvenues au cabinet, sur les 6 (six) « infiltrés », 4 (quatre) auraient été effectivement interrogés à leur arrivée.

Au 20 novembre 2015, le département est dans l’attente des PV d’audition effectués par les services de Police à l’aéroport de Conakry pour la suite de la procédure.

Par Damantang Albert Camara, Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, Porte-parole du gouvernement

Avec : Afrikipresse

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