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Canada: Agressions sexuelles à l’Université Laval, un Guinéen principal suspect mis aux arrêts

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Moins d’une semaine après la vague d’intrusions et d’agressions sexuelles dans une résidence du campus de l’Université Laval, les policiers de Québec ont passé les menottes aux jeunes suspects, tous deux étudiants de l’institution d’enseignement. Le principal suspect se nomme Thierno-Oury Barry, un jeune homme de 19 ans d’origine guinéenne qui venait de commencer ses études en économie.

Il a été arrêté samedi 22 Octobre 2016 vers 1 h du matin dans son logement à l’extérieur du campus, où «Le Journal de Québec » a rencontré sa sœur, Aissatou, encore sous le choc de savoir que son petit frère est derrière les barreaux. «Je n’arrive pas à y croire! Je suis choquée, je suis au bout de ma vie, ça me fait vraiment de la peine», lance-t-elle. Il ne lui a pas parlé de quoi que ce soit et il «était normal» toute la semaine, témoigne la jeune femme.

«Il n’est pas du tout comme ça!»

«Ça m’étonne vraiment de la part de mon frère, c’est quelqu’un qui n’est pas du tout comme ça. Il est très calme, il n’a jamais fait de bêtises!» assure-t-elle. «Dans la famille, c’est sur lui qu’on compte.»

Il a comparu par vidéoconférence, samedi matin. Le jeune homme, svelte, de petite taille et au visage juvénile était calme et n’a montré aucune émotion particulière. Il n’a pas parlé pendant sa comparution. M. Barry n’a pas d’antécédents judiciaires.

D’autres accusations à venir

Un seul chef d’accusation d’introduction par effraction pèse sur lui pour l’instant, mais plusieurs autres sont à venir, ont précisé les policiers et les avocats. Le suspect demeure détenu jusqu’à son enquête sur remise en liberté prévue mercredi.

L’autre suspect, un homme d’origine camerounaise âgé dans la vingtaine, a été arrêté vendredi soir. Ce dernier habitait le pavillon Alphonse-Marie-Parent avant d’en être expulsé. Les enquêteurs l’ont interrogé, puis l’ont libéré sous promesse de comparaitre, informe la porte-parole Marie-Ève Painchaud du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Il pourrait être accusé d’introduction par effraction, mais pas d’agression sexuelle.

Les deux suspects sont des connaissances. Policiers et avocats n’ont pas donné plus de détails sur la nature des gestes reprochés, sauf pour rappeler que 15 intrusions et quatre agressions sexuelles ont été rapportées à différents endroits dans le pavillon le 15 octobre dernier entre de 3 h et 6 h du matin.

Avec : TVAN

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