EconomieGuinée : Une grève en vue dans le secteur des banques et assurances à partir de ce mercredi 24 mai

Guinée : Une grève en vue dans le secteur des banques et assurances à partir de ce mercredi 24 mai
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Guinée : Une grève en vue dans le secteur des banques et assurances à partir de ce mercredi 24 mai

A l’appel de la Fédération syndicale des assurances et banques de Guinée (Fesabag), plusieurs centaines de travailleurs du secteur financier se sont retrouvés en assemblée générale avec leur syndicat ce mardi 23 mai 2017 à la Bourse du Travail sise au quartier Boulbinet, dans la commune de Kaloum, à Conakry.

Cela fait suite à l’arrivée à terme -la nuit dernière à minuit- du préavis de grève donné par la Fesabag. Ce qui a prévalu à l’initiation de cette rencontre pour décider de la voie à suivre désormais. Ces travailleurs veulent coûte que coûte et naturellement comme le leur confère la loi, aller en grève pour exiger l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

«Parce que nos patrons n’ont aucune considération pour nous. Ils ont du mépris pour les travailleurs. Nous avons des dizaines et des  dizaines d’expatriés pendant que nos banques sont majeures. Ils mènent une vie ostentatoire, une vie inacceptable. Des patrons qui s’achètent un véhicule à 1 milliard de francs guinéens. C’est inacceptable», s’offusque le secrétaire général de la Fesabag.

«Et aujourd’hui, poursuit le camarade Abdoulaye Sow, on leur a demandé d’aller à la vérité des chiffres. Parce que dans les banques, c’est cela. Parce que nous voulons voir les richesses que nous créons et les charges qui s’y attachent, pour savoir si on peut grignoter ou pas. Mais ils refusent d’aller à cette vérité des chiffres. Si on trouve que les chiffres ne permettent pas de satisfaire à notre demande, nous baissons les armes. Mais aujourd’hui, nous sommes convaincus que les chiffres des comptes d’exploitation de nos banques permettent de nous payer même au-delà de 50%. Et nous, on a été responsable. On a juste demandé 30%. Alors qu’ils peuvent nous payer plus de 50%, parce que les conditions le permettent».

De l’avis du syndicaliste, il faudrait que ces patrons de banques sachent que leurs employés ne peuvent pas continuer à se faire narguer ou à accepter de se foutre d’eux. Pour asseoir ses propos sur une base plus ou moins solide, Abdoulaye Sow s’interroge :

«Comment vous pouvez comprendre que nos confrères maliens, sénégalais ou ivoiriens, avec lesquels nous travaillons dans les mêmes conditions et dans les mêmes multinationales, aient un salaire supérieur à nous : plus de 50% supérieurs à nous ?», se lâche-t-il, furieux.

Même si le contexte économique guinéen diffère avec ceux de ces pays, le secrétaire général estime les syndiqués dont il défend la cause doivent au moins avoir l’équivalent 70% des salaires de leurs confrères de ces pays.

«Nous le méritons. Nous sommes des cadres. Nous avons gravi tous les échelons pour en arriver là. Nous avons les mêmes diplômes. Il n’y a donc pas de raison qu’ils soient mieux traités que nous. Le guinéen a aussi besoin de vivre décemment. La Guinée est pays immensément riche, mais la paupérisation a fini par gangrener tout le monde. Nous devons changer la donne. Il faut que tous les guinéens se mobilisent à tous les niveaux pour inverser cette donne qui rend malheureux le guinéen. Nous ne devons plus accepter cela», a-t-il intimé aux banquiers et assureurs massivement mobilisés. Et ce, même au prix de sa carrière.

Vu que le délai accordé aux patrons est arrivé à son terme, les travailleurs s’attendaient au déclenchement de la grève à partir de ce mardi matin. Mais le syndicat qui a rassuré d’être fidèle à sa vocation de défendre les intérêts des travailleurs, a réussi après de longs moments de tohubohu à demandé aux travailleurs -et difficilement- à rallier leurs lieux de services respectifs et reprendre le au travail en attendant le retour des syndicalistes qui ont une réunion à midi avec les patrons des banques et assurances.

Si rien ne filtre de ce conclave, le déclenchement d’une grève générale et illimitée est annoncé pour demain mercredi sur l’ensemble du territoire national. Déjà lors de la rencontre d’hier qui s’est poursuivie jusque tard la nuit, les patrons des banques et assurances ont fait de médiocres, inacceptables et inconcevables propositions. Car, sur les 11 points mentionnés dans la plateforme revendicative des syndicalistes, aucun n’a encore été satisfait. Ce qui fait dire à certains observateurs que rien ne pourra donc empêcher le mouvement de grève en vue. Et qui intervient alors que les fidèles musulmans s’apprêtent à entamer le mois de Ramadan dans une situation financière déjà fortement fragilisée.

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