
Les patrons de banques et les membres de la Fédération syndicale des assurances et banques de Guinée (Fesabag) semblent ne plus filer le bon coton désormais. Puisque ces derniers excédés par des attitudes peu catholiques des premiers.
C’est du moins ce qu’on peut déduire des propos de la première secrétaire adjointe de cette structure tenus ce mardi 23 mai à la faveur d’une assemblée générale à Conakry. Mais avant, Mme Coumbassa Marie Yvonne a tenu à informer l’assistance de ce qui suit :
«Vous n’êtes pas sans savoir que désormais il y a un syndicat des patrons. Eh oui, nos patrons maintenant ont un syndicat hein ! Le secrétaire général, c’est M. Manga Fodé Touré qui nous a dit, autour de la table, par mépris des travailleurs, que les difficultés rencontrées cette année autour de la table, c’est parce qu’il y a de nouvelles personnes inexpérimentées. Il nous a insultés», s’est indignée l’oratrice avant de fournir la réponse qui a été fournie par le syndicat à cet effet.
«Nous leur avons répondu ceci : ‘Aujourd’hui, vous dites qu’il n’y a que les nouveaux. Mais parmi les directeurs, il y a également des nouveaux qui sont inexpérimentés’».
Plus loin, Mme Coumbassa s’est insurgée contre le directeur général d’Afriland First Bank qui prétendrait être le fils du chef de l’Etat et qui se serait permis de prendre la parole autour la table le même mépris.
«Ce patron, le directeur général d’Afriland Bank, qui est le premier fils du chef de l’Etat, parce qu’il se promène dans les véhicules, les avions et dans les couloirs de la Présidence avec le chef de l’Etat, on s’en fout», a-t-elle martelé.
«Nous, nous sommes des syndicalistes. Nous ne sommes pas des politiciens. Nous sommes là pour défendre l’intérêt des travailleurs et le travail. Si eux, ils sont là pour défendre leurs poches, nous, nous ne sommes pas là pour ça», a poursuivi la syndicaliste.
N’arrivant pas à interpréter l’attitude du patron de d’Afriland First Bank, Mme Coumbassa soutient que ce dernier a demandé récemment à aux camarades syndicalistes de ne plus rentrer dans sa banque. «Comme si la banque-là lui appartenait. Et même si c’était le cas, la banque est implantée en Guinée. Donc, elle est guinéenne», a enseigné Marie Yvonne.
Et comme solution, il a été demandé de mobiliser les 115 élus pour accompagner le mis en cause le lendemain à l’aéroport pour qu’il regagne son pays, le Cameroun. « Mais vous savez, notre général est souple. Il nous a demandé de mettre balle à terre. Sinon le lendemain, on allait l’accompagner à l’aéroport et voir qui peut nous l’empêcher», s’est-elle enorgueillie.
S’agissant du cas du directeur de la BCI, Mme Coumbassa a indiqué que celui-ci n’arrêtait pas de n dire autour de la table que sa banque ne se porte pas bien. «Au même moment, il achète un terrain à Lambanyi à 1 milliard. Alors qu’il y a des caissières qui ne reçoivent que 3 millions dans cette banque. Trop, c’est trop ! Il faut qu’on ait le courage de dire NON. Et comme le général aime souvent à le dire, un esclave qui ne se révolte pas, on passera tout le temps à te taper les fesses. Il faut qu’on arrête maintenant. Mais la force de la Fesabag, c’est vous. Sans vous, on est rien. Restons donc mobilisés jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications», a lancé en substance la syndicaliste.

