
En janvier dernier, on pensait que l’épidémie était mise au pas. Mais le nombre de nouveaux cas est reparti à la hausse avec 150 malades concernés, dont du personnel médical. C’est ce que confirme le docteur Jean-Luc Gala de l’UCL, de retour de mission en Guinée: « Plusieurs médecins de l’hôpital de Conakry se sont infectés. Par leur profession, ils étaient en contact étroit avec toute la population et c’est un peu désespérant. »
En Sierra Leone, les habitants doivent rester chez eux durant trois jours du 27 au 29 mars et des équipes d’infirmiers feront du porte-à-porte pour rappeler les consignes de sécurité: signaler les cas suspects, se laver les mains à l’eau chlorée et ne jamais toucher un mort.
» Lorsque nous arrivons dans les villages, les habitants se cachent dans les arbres «
Parallèlement, les recherches continuent pour mettre au point un traitement fiable. Un médicament commence à faire ses preuves, de même que l’injection d’un sérum réalisé au départ de patients guéris. Mais il faut aussi que les tests soient plus rapides pour identifier et isoler les malades au plus tôt et briser les chaînes de contamination.
C’est ce que rappelle le docteur Goumar de Médecins sans Frontières. » Aujourd’hui, lorsque nous arrivons dans les villages, les habitants se cachent dans les arbres. La victoire dans la lutte contre le sida est intervenue lorsque, au lieu d’apporter les malades aux tests, nous avons pu amener les tests aux malades grâce à des tests rapides. Mais pour Ebola aussi il y a des progrès. On nous promet des machines de test rapides qui devraient arriver dans trois semaines. »
L’objectif « zéro Ebola » avait été fixé au 15 avril pour les trois pays concernés (Guinée, Liberia, Sierra Leone), mais cet objectif ne sera sans doute pas atteint.
Françoise Wallemacq via www.rtbf.be
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