
Guinée: Ce jeudi 23 février 2017, le code électoral, conformément à l’accord politique du 12 octobre 2016 a été adopté à la majorité requise.
Le matin, des activistes de la société étaient devant les entrées de l’hémicycle avec des slogans : « Ils sont élus par le peuple, ils doivent écouter le peuple». Faya Millimouno, qui est l’un des farouches opposants au point 2 de l’accord politique du 12 octobre, a assisté à la plénière qui a adopté le code électoral.
Avant que le président de l’Assemblée nationale n’invite les rapporteurs des commissions qui ont travaillé sur les trois textes (code électoral, code des collectivités et statut de la Cour suprême), le groupe parlementaire Alliance républicaine a demandé une motion de procédure consistant au vote secret.
Mais les autres groupes n’ayant pas accepté cela, Kory Kondiano ne pouvait que refuser, lui aussi. Soumis au vote, le code électoral a été adopté sans les députés de l’UFR, des non-inscrits et Aboubacar Soumah de l’UFDG.
Dans son intervention, l’honorable Mamadou Cellou Baldé a fait savoir que dans le nouveau code électoral, la composition des districts et quartiers sera faite au prorata des résultats obtenus par les listes de candidatures à l’élection communale. En ce qui concerne le président du conseil de quartier ou de district, il sera désigné par l’entité dont la liste est arrivée entre tête dans le district ou quartier au scrutin communal.
Plus loin, il affirme que « ce code électoral tient compte de nos difficultés à organiser les élections locales est adapté à nos réalités et ne remet nullement en cause la participation des citoyens au choix de leurs dirigeants dans les quartiers et districts à travers l’élection communale. Il n’exclut pas non plus les listes indépendantes.»
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