Connect with us

Insécurité : De qui se moque la Société civile ?

Publié

Le

Après la mort de Thierno Aliou Diaouné par  assassinat, les activistes de la société civile, à leur tête Dr. Dansa Kourouma ont voulu interpeller les décideurs politiques à mieux sécuriser les citoyens et leurs biens. Là n’est pas le problème. Le hic est de s’interroger si c’est maintenant que Dansa Kourouma et sa troupe sont informés  que les populations guinéennes sont en insécurité. Combien de guinéens se sont vus tués par des bandits, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

L’opportunisme gagne vraiment du terrain en Guinée. De nombreux observateur de la vie guinéenne pensent que c’est une manière pour la société civile de se faire inviter à Sékhoutouréah pour des ‘’deals’’. Il ne fallait pas attendre que Diaouné tombe pour protester contre l’insécurité qui, on le sait roule sur du tapis rouge en Guinée. En marchant ce 19 février en direction de la primature, la société civile avait dans son discours de revendication d’équiper et de former les forces de l’ordre et de défense. Qui ne se souvient pas de la divergence au sein de la société à propos de l’organisation des états généraux de la société civile, une société civile  qui est plus politique que citoyen.

Qui ne se rappelle pas que ces derniers temps, la société civile est devenue un passage obligé pour des postes ministériels et autres fonctions de privilèges pécuniaires. Qui ne se rappelle pas du détournement par la société civile des fonds de l’UE pour le monitoring des dernières élections législatives. Alors, que cette société civile nous colle la tranquillité et qu’elle règle ses problèmes à elle.

Le docteur Ibrahima Sory Sissoko déplore la division dans la société civile guinéenne. Une division qui ne favorise pas le travail du mouvement et contribue d’ailleurs à l’affaiblir.

L’ancien président par intérim du conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSC-G) souhaite une société civile unie en Guinée afin de porter très haut les aspirations des citoyens. Depuis un certain temps, en effet, la société civile guinéenne est profondément divisée. Une guerre de leadership oppose la PCUD (plateforme des citoyens unis pour le développement) au CNOSC-G, d’une part.

D’autre part, le CNOSC-G a vu partir certains de ses membres et cadres fâchés contre sa gestion par un groupe qualifié de « mafieux ». Salama Diallo a crée sa plateforme pour concurrencer le CNOSC-G dont il est l’un des fondateurs. Aziz Diop a crée son propre mouvement après son départ du secrétariat exécutif du CNOSC-G.

Aly Badara Condé

Publicité
Publicité
Publicité

Copyright © 2014-2019 GUINEE360.
Made with ❤️ in 🇬🇳 by FXBNO.