
Comme nous vous l’annoncions dans nos précédents articles de presse, les explications divergent toujours sur le véritable mobile de la dégradation prématurée d’une route secondaire réalisée il y a environ 4 mois seulement à Matoto.
Alors qu’une frange de riverains trouve le nœud du désastre dans la fente qu’un opérateur économique a faite sur le bitume pour pouvoir se brancher sur une conduite d’eau en vue d’alimenter son domicile en eau, une autre s’accorde à accuser une entreprise en charge de réalisation des travaux sur la route menant chez le ministre d’Etat, ministre conseiller à la Présidence de la République, Ahmed Tidiane Traoré.
Une hypothèse soutenue par le groupe Guicopres, qui a réalisé ces travaux il y a quelques mois. Dans un communiqué non-daté et dépourvu de signature de la direction générale, le groupe de l’homme d’affaires Kerfalla Camara KPC publie décliner toute responsabilité sur sa page Facebook.
Dans ce document qui souffre d’ailleurs de plusieurs répliques sur le réseau social du groupe, l’entreprise écrit :«L’entreprise Guicopres BTP informe l’ensemble de ses partenaires et usagers de la route Kendéka vers la cité CBK, que les travaux effectués sur ce tronçon subissent actuellement des dégradations provoquées par les travaux d’une société de la place», lit-on.
Selon Guicopres, «ces dégradations ont été causées par l’exécution d’une tranchée transversale à l’axe de la route faite cette société, et qui a occasionné une infiltration des eaux de pluies dans le corps de la chaussée, provoquant ainsi un décollement du revêtement de la couche de base».
Déclarant toutefois que des dispositions sont en train d’être prises pour effectuer des réparations sur la voie dès que possible, Guicopres informe que «ces dégradations ne sont ne sont nullement dues à une mauvaise qualité de travail», se disculpe-t-elle.
«Par conséquent, Guicopres BTP décline donc tous les désagréments que subissent actuellement les usagers de ce tronçon», conclut le communiqué.

