
L’accord dit de sortie de crise, signé à grande pompe le 20 août, dans le mythique Palais des peuples, en présence du gotha de la République et des représentants de la communauté internationale, est une avancée symbolique. Il renferme toutefois de vicieux pièges.
Signé à cinquante jours de la présidentielle, il aura beaucoup de mal à être mis en oeuvre avant cette élection dont il est censé assurer la transparence.
Il est en effet illusoire de penser qu’une expertise sérieuse du fichier électoral, grosse nébuleuse, puisse être faite dans le délai imparti. Il est tout aussi fantaisiste de croire que les personnalités désignées pour diriger les 38 communes urbaines et 90 communes rurales auront le temps de s’installer pour avoir prise sur le processus électoral. Il faut être d’une grande naïveté pour espérer que la désignation par l’opposition des remplaçants des deux membres décédés de la CENI est suffisant pour corriger le déséquilibre abyssal de cette structure en faveur du pouvoir.
Tout porte à penser que cet accord tardif, concédé au dernier moment par le très politique Alpha Condé pour n’avoir pas à l’appliquer, n’aura d’autre effet que cosmétique.
D’ailleurs, d’ici quelques jours, alors que les commissions chargées de sa mise en oeuvre n’auront pas fini d’être constituées, va démarrer la campagne électorale. Les candidats à la présidentielle seront occupés à autre chose qu’à courir derrière les effets dérisoires d’un accord en trompe-l’oeil.




Comme disait Jean marie Doré. ..l’opposition Guinéens est la plus bête au monde.
Ce sont des compléments d’effectifs…
ils sont comme un gardien de but qui rend beau le but de leur adversaire…
si non il pouvait penser au cours délais du 11 …