
La traque contre les trafiquants d’êtres humains vers les pays du golfe, le Koweit notamment se poursuit. Le 12 juillet 2017, un réseau a été démantelé par les hommes du colonel Moussa Thiègboro Camara.
Les trafiquants de jeunes filles vers le Koweït ne lâchent pas prise. Les services spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé aussi. Vendredi 21 juillet, un présumé trafiquant à été présenté à la presse par le secrétariat général chargé des services spéciaux. Le présumé trafiquant, Oumar Condé, serait en complicité avec sa sœur et son frère basé au Koweït.
Le démantèlement de ce réseau a été possible grâce une victime qui a décidé de porter plainte au service dirigé par le colonel Moussa Thiègboro Camara.
Le commissaire Foromou Soropogui, de l’office central de lutte contre la drogue et le crime organisé, affirme avoir été saisi d’une plainte d’une victime revenue récemment du Koweït :
« Le 12 juillet 2017, nous avons été saisis d’une plainte formulée par Makoya, une fille convalescente venue du Koweït », a déclaré commissaire Foromou Soropogui du secrétariat général à al présidence chargé des services spéciaux, de lutte contre la drogue et du crime organisé. Selon ce commissaire, Mme Makoya serait victime de maltraitance au Koweit. Elle subirait des travaux forcés et aurait été violée par son employeur.
« La fille, ne pouvant plus tenir les conditions d’existence, a préféré rentrer. Elle a refusé de coopérer avec son employeur qui, la voyant non utile pour lui, l’a rendue à la personne qui la lui a livrée », a-t-il expliqué.
Pour revenir au pays, Makoya avait deux choix : se faire substituer par une autre fille ou payer l’argent dépensé par la personne qui l’a envoyée. C’est ainsi qu’elle a appelé ses parents qui se trouvent au Liberia afin qu’ils lui envoient de l’argent pour s’acheter le billet d’avion. Mais une fois en Guinée, Oumar Condé et sa sœur ont confisqué son passeport afin de récupérer l’argent qu’ils ont dépensé.
Interrogé, Oumar Condé n’a pas reconnu les faits et affirme qu’il ne peut être trafiquant d’êtres humains, puisqu’il a envoyé sa propre femme au Koweit avec ses trois enfants. Mieux, dit-il, la fille qui a porté plainte serait sa sœur aussi. A l’en croire, celle-ci souffrirait de l’hémorroïde : « Cette fille qui est venue se plaindre, c’est notre sœur. Chaque jour je parlais avec elle sur internet. Elle souffre de l’hémorroïde. Elle a dit qu’il faut le médicament traditionnel africain pour la soigner, et là-bas il n’y a pas ça. C’est la raison pour laquelle elle est venue pour se soigner. Son mari doit rembourser à ma sœur et mon frère le billet d’avion. C’est pourquoi on a retiré son passeport. »
C’est le 22 mars 2017 que le premier réseau de ces trafiquants de jeunes filles a été démantelé. Les deux autres aussi avaient été démasqués le 31 mars et le 1er avril. L’arrestation d’Oumar Condé le 12 juillet prouve que malgré leur traque, les trafiquants persistent toujours.

