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La réconciliation nationale peut-elle se faire sans la justice ?

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Depuis 2011, la Guinée prépare la réconciliation nationale de ses fils. C’est dans cette optique que la commission provisoire de réflexion sur les conditions de la réalisation de la réconciliation nationale (CPRN) a été créée. Elle est co-présidée par El hadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la mosquée Fayçal et Mgr Vincent Coulibaly, archevêque de Conakry.

Dans le cadre des consultations nationales pour la réalisation de cette réconciliation, la CPRN a eu le 21 juillet une session d’information sur ce processus avec les acteurs politiques du pays.

Pour la CPRN, cette session permettra aux acteurs politiques de prendre une plus grande connaissance du projet des consultations nationales et de maximiser le plus possible leur implication dans le processus de réconciliation nationale.

Dans son intervention, Mgr Vincent Coulibaly a expliqué l’importance de l’implication des acteurs politiques dans ce processus : «En raison de votre statut social, vos prises de position préfigurent le vivre ensemble des Guinéens et par conséquent constituent un déterminent fort de la marche vers la réconciliation nationale.»

De son côté, le président des Nouvelles forces démocratiques, l’honorable Mouctar Diallo, a indiqué qu’il ne peut y a voir de véritable réconciliation sans justice : «Le chef de l’Etat est un acteur majeur de l’ethno-stratégie en Guinée qui a déchiré le tissu social. Depuis, il n’y a pas eu de justice. Or, pour une véritable réconciliation nationale, il faut qu’il y ait justice, qu’il y ait sanction, qu’il y ait indemnisation et la réhabilitation des victimes.»

Il faut préciser que la CPRN n’a pas pour mission de réconcilier les Guinéens, mais de réfléchir sur les conditions de la réalisation de cette réconciliation nationale.

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