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Guinée : Cellou Dalein explique pourquoi le réseau routier est dégradé

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Le réseau routier de la Guinée est complètement dégradé, malgré les différents fonds que perçoit le Fonds d’entretien routier (FER). Au-delà de ce que versent les compagnies pétrolières, il y a le prélèvement sur chaque litre acheté, la somme de 250 GNF. Cet argent est versé au FER.

Si à Conakry les routes sont complètement dégradées, à l’intérieur du pays, notamment le réseau inter urbain, c’est le pire. Certaines villes risquent de se couper des autres, à cause du mauvais état de la route.

 Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a abordé le sujet samedi 20 août 2016 lors de l’assemblée générale de son parti. Il a donné des raisons qui pourraient expliquer la dégradation poussée du réseau routier national.

 «Partout, dit-il, le réseau s’est complètement dégradé parce que les ressources affectées à l’entretien routier en 2015 ont été détournés pour financer la mascarade électorale et l’achat des consciences. Ce sont les conséquences du manque d’entretien routier de 2015 que vous êtes en train de voir. »

Pour faciliter l’obtention des ressources financières pour faire l’entretien des routes, Cellou Dalein fait savoir qu’en son temps, il a instauré un prélèvement sur chaque litre de carburant acheté : «Lorsque j’étais ministre des Travaux publics, j’ai mis en place le Fonds d’entretien routier (Fer) deuxième génération, comme on l’appelait. J’ai sécurisé les ressources en instituant un prélèvement sur chaque achat d’un litre de carburant à la pompe. »

Au premier semestre 2016, poursuit-il, les compagnies pétrolières ont payé plus de 100 milliards au Fonds d’entretien routier pour l’entretien de nos routes.

 « Chaque investissement a une durée de vie. La route Conakry-Mamou a été construite en 1985. Il y a 31 ans. Elle a une durée de vie, elle devait être entretenue. On avait besoin d’un entretien périodique qui était déjà programmé lorsque j’étais ministre des Travaux publics, avec l’appui de l’Union européenne. Ça n’a pas été fait. On a une évaluation chaque année de l’état du réseau routier. On identifie les points critiques et on prévient en faisant les travaux à l’avance. C’est un travail qui se fait de manière rationnelle, je peux même dire scientifique. Chaque route a une durée de vie. Mais ils n’ont pas utilisé l’argent où il faut», a-t-il expliqué.

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