
Alors qu’elle n’a pas encore séché les larmes suite au décès du directeur de publications du satyrique Le Lynx et du semainier La Lance, la presse guinéenne vient encore d’être frappée par la disparition tragique d’un membre de la corporation.
Le décès du journaliste Chérif Hamid Baldé, célèbre sous le nom de « Reporter de guerre » est survenu ce lundi ce19 juin 2017 à 7h 45 à Tougué des suites d’une longue maladie. Suivant le rite sunnite musulman, son inhumation a eu lieu le même jour après la prière de 14h.
Rentré de France, dans les années 90, Baldé a intégré l’hebdomadaire L’Indépendant. Il a côtoyé la plupart des leaders politiques et membres de la Société civile de l’époque. Spécialisé en enquête, il révèlera un dossier de corruption à la guinéenne d’électricité.
Sans aucune forme de procès, Chérif Hamid Baldé est interné à la prison centrale de Coronthie à Conakry où il passe le clair de son temps carcéral au jeu de dames avec l’opposant Alpha Condé (actuel chef de l’Etat guinéen). Mais il doit sa célébrité professionnelle aux interviews exclusives qu’il a réalisées sur le terrain avec les chefs rebelles pendant la guerre civile en Sierra Leone. En récompense, un trophée « Reporter de guerre » lui a été décerné par son médium.
Le défunt était l’un des benjamins de la fratrie du dernier chef de canton de Koïn. Il laisse dans le deuil un fils et une épouse.La rédaction de Guinee360 se joint à ses valeureux lecteurs pour présenter ses condoléances les plus attristées à la famille Baldé de Koïn à Tougué, ainsi qu’à l’ensemble des journalistes et usagers de la presse guinéenne. Que l’âme de l’illustre disparu repose en paix ! Ame
Sélectionné pour vous : Musellement des médias: Vers l’organisation des journées sans presse


Je présente mes condoléances à toute la presse Guinéenne et sa famille de koin. Que son âme repose en paix