
Guinée: la Commission nationale d’assainissement du patrimoine immobilier de l’Etat est de nouveau à l’oeuvre depuis mercredi 17 Mai 2017. Mais derrière cette Commission en charge de récupérer les biens immobiliers (immeubles et terrains) de l’Etat, certains voient une campagne de règlement de compte.
Avant de procéder à la phase de récupération, la commission va poursuivre la campagne de recensement qui avait permis d’identifier en 2013 plus de 27.000 biens (bâtiments et terrains) de l’Etat occupés illégalement ou endommagés par des particuliers. La campagne qui s’était limitée à une partie de Conakry devrait donc s’étendre sur l’ensemble du pays.
«Les acquis de mes prédécesseurs sont indéniables, mais il fallait aller jusqu’au bout, faire en sorte que le domaine de l’immobilier bâti de l’Etat, qui concerne le patrimoine national, soit assaini et face à tous les manquements, toutes les dépossessions qu’il y a eu en la matière, l’Etat doit être à même de récupérer tous ses biens», a indiqué Mohamed Lamine Yayo, directeur général du Patrimoine bâti public et deuxième vice-président de la Commission, dans une interview accordée au site Mosaiqueguinee.
Règlement de compte contre des anciens cadres devenus opposants au régime ?
Cependant, certains voient déjà derrière la relance des activités de la Commission un règlement de compte contre des anciens cadres devenus opposants au régime d’Alpha Condé, et qui continuent d’occuper des bâtiments de l’Etat. «Nous allons faire en sorte que notre démarche soit empreinte d’impartialité, de justice. Quand c’est le cas, quand personne ne se sentira brimé, il n’y aura pas de réclamation», a tenté de rassurer Yayo.
Les autorités en charge de la gestion du patrimoine bâti public guinéen ne veulent brimer personne, mais ils ne veulent non plus tolérer qui que ce soit. «En réalité, le patrimoine de l’Etat a été malmené par des particuliers sans scrupules, et sans respect de la chose publique et uniquement par le souci d’accaparer les biens bâtis et non bâtis de l’Etat», a vivement critiqué Mohamed Lamine Yayo.
Selon Moustapha Naité, l’ancien directeur du Patrimoine bâti public, qui avait déclenché l’opération d’assainissement en 2012, le manque d’autorité de l’Etat couplé au manque de contrôle des biens inscrits dans le patrimoine national a laissé les populations confondre leurs propriétés privées aux biens de l’Etat.
Des cadres en fonction et surtout des cadres à la retraite, occupent donc illégalement les immeubles de l’Etat depuis plusieurs années. Pourtant, indique Yayo, il y a toute une procédure administrative et juridique à observer pour accéder à un bien de l’Etat ou pour l’en faire d’une propriété privée.
Avec : Afrique360


Je sui j’un Guineen qui vie en Italie Je souffre a cose du passport Je vous demande aide ma guinee .