
N’Diourya, un des districts de la sous-préfecture de Kébaly dans Dalaba, souffre dans le domaine sanitaire. Seulement deux agents dont un ATS et une matrone travaillent pour les habitants de plus de sept secteurs affiliés à un seul poste de Santé. Rupture de médicaments et insuffisance de personnel et d’équipements sont aussi des obstacles.
Situé à 15 km du chef-lieu Kebaly, le District de N’Diourya est confronté à un véritable problème d’accès aux soins de santé. Le paludisme, les IRA (infections respiratoires aiguës, sont les maladies les plus diagnostiquées dans ce poste de santé.
Des ruptures de médicaments surviennent régulièrement au grand dam des patients.
Les besoins du poste de santé de N’Diourya sont innombrables. «Notre salle de consultation prénatale n’est pas équipée. Nous avons besoin d’une sage femme pour compléter l’équipe médicale. Nous avons besoin d’un frigo, d’un puits, mais aussi et surtout d’un moyen de déplacement», se plaint l’agent technique de Santé, Léno Maurice, Chef du poste de santé de N’Diourya.
Les Femmes en état de famille sont suivies par une matrone de plus de 33 ans d’expérience. «Par mois nous avons au moins plus de 10 femmes qui sont à leur premier geste. Les anciennes aussi viennent régulièrement. Quand nous constatons des complications, nous referons automatiquement le patient vers les grands centres », explique Kadiata Barry en service au Poste de Santé de N’Diourya, depuis 1984.
Pour palier à ces insuffisances qui entravent au bon fonctionnement des activités du poste de santé de N’Diourya, les agents de santé comptent non seulement sur les autorités, mais aussi sur les bonnes volontés.
Faciliter l’accès aux soins médicaux pour les 3012 habitants de N’Diourya, s’impose aujourd’hui comme une nécessité pour l’Etat, qui a le rôle régalien de sauver sa population.
Abdoulaye Sadio Diallo de Labé, pour Guinée360.

