
Depuis la soirée de ce mardi 19 septembre une pénurie de carburant est constatée dans ville de Labé. Ce lundi matin de longues files étaient formées par les clients dans les rares stations services qui servaient encore.
Dans la journée, les stations ont arrêté de servir parce que « plus de carburant » et le prix du litre se négocie entre 12.000 et 13.000 GNF la rue. Les vendeurs du marché noir fixent leur prix selon la distance parcourue pour obtenir le liquide précieux, ou selon les humeurs. « La crise a été sciemment provoquée », s’indignent certains consommateurs.
Thierno Yaya Diallo citoyen de Labé, témoigne que : « C’est toute la ville qui est confrontée à cette crise. Les gens ont anticipé sur l’information qui est tombé hier, qui disait qu’il y a une crise à Kankan causé par la grève des conducteurs de citernes qui transportent les hydrocarbures. Cela s’est automatiquement répercuté sur le marché. La crise a été volontairement provoqué, car toutes les stations ont du carburant », dénonce l’homme à la mine serrée.
La crise n’épargnera personne, estime Mamadou Dian Diallo : « tout le monde sera affecté, parce que sans carburant l’économie du pays va s’arrêter. Quand le carburant est vendu l’Etat a sa part, et les citoyens aussi font affaire avec » estime t-il.
Les taxi-motos touchés par la crise
« La crise du carburant n’est pas bonne pour nous. Ce matin on était tous mobilisé pour trouver de l’essence. Ils nous ont vendu le litre à 10.000 GNF », témoigne un conducteur de taxi-moto, qui confirme que la crise va se répercuter sur le coût du transport.
Les vendeurs au marché noir se frottent les mains.
Un jeune garçon qui dit avoir parcouru 36 km pour obtenir d’essence à revendre, explique le pourquoi le prix du litre est revu à la hausse: « je suis paris jusqu’a Pita pour chercher l’essence. Je suis obligé de revendre le litre à 12.000 francs, pour ne pas perdre », se justifie t-il.
Dans d’autres points de ventes, le litre d’essence est revendu à 13.000 GNF selon notre constat.
« Nous sollicitons que les autorités locales vérifient s’il y a bien rupture de carburant dans les stations, si non le prix risque de grimper d’avantage sur le marché noir et la crise va perdurer », s’inquiète un citoyen qui a requis l’anonymat .
Des pompistes nous ont fait savoir que : « des citernes sont en route pour ravitailler certaines stations ». Reste à savoir si cette information est réelle, à un moment les chauffeurs des citernes à carburant sont en grève depuis plusieurs jours réclamant ainsi de meilleures conditions de vie et de travail.

