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Cellou Dalein : «Saidou Bah était prêt à mourir pour sauver la vie du président de l’UFDG » (Vidéo)

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Mamadou Saidou Bah, garde du corps de Cellou Dalein Diallo, décédé le 10 mai, a rejoint sa dernière demeure jeudi 19 mai 2016 au cimetière de Bambéto. Il repose au carré réservé aux « différentes du régime d’Alpha Condé

A l’occasion de cette cérémonie funèbre qui a regroupé plusieurs milliers de partisans de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein a rendu un hommage à Mamadou Saidou Bah.

Il a d’abord rappelé que celui-ci assurer la sécurité de feu Bâ Mamadou quand il dirigeait l’Union pour la Nouvelle République (UNR). Et quand, en 2007, Cellou a pris la direction de l’UFDG, M. Bâ a donné des instructions à tous ceux qui assuraient sa sécurité, dont Mamadou Saidou, d’être loyaux envers Cellou Dalein comme ils l’étaient avec lui.

«Je dois avouer qu’ils se sont montrés à la hauteur de la mission : celle de maintenir l’ordre lors de nos manifestations et surtout défendre, le cas échéant, en cas de nécessité, la vie de Cellou Dalein. Ce sont des militants d’un genre particulier  qui étaient prêts à mourir pour sauver la vie du président de l’UFDG. Je voudrais ici lui exprimer ma profonde gratitude pour cet engagement, pour cette loyauté dont il a fait preuve depuis 2007 lorsque le doyen Bâ Mamadou a décidé de me céder la présidence de l’UFDG », a rappelé Cellou Dalein Diallo selon qui, la mort de son garde du corps est un crime : «La mort de Mamadou Saidou Bah s’apparente à un crime. Oui, il s’agit d’un crime parce qu’il a souffert pendant près d’un mois dans les geôles d’Alpha Condé sans bénéficier de traitement, malgré l’insistance de nos avocats. Ils ont refusé de lui donner le traitement médical dont il a besoin. C’est lorsqu’ils ont senti que ses jours étaient sur le point de finir, 48h avant sa mort, qu’ils ont décidé de prendre l’ordonnance d’hospitalisation. Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital, c’était trop tard. »

Cette situation amène le président de l’UFDG à s’interroger : « Mais pourquoi cette haine, cette stigmatisation des militants de l’UFDG ? Pourquoi nous n’avons pas le droit des soins appropriés ? Pourquoi cette détention arbitraire de 20 militants de notre parti ?  Pourquoi cette haine contre les gens de l’UFDG ? »

Puis, il trouve lui-même la réponse à ses interrogations : « Aujourd’hui, les militants de l’UFDG, en raison de leur sensibilité politique, et parfois ethnique pour certains, sont l’objet d’une stigmatisation et d’une violence sans précédent de la part du régime d’Alpha Condé. Il utilise aujourd’hui la justice pour réprimer, arrêter, juger et condamner les militants de notre parti. [Tout cela] parce qu’il ne supporte pas que nous puissions résister à sa dictature. »

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