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Womey : cinq mois après, le comité de crise promet

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Cinq mois après la démilitarisation de Womey (N’Zérékoré), l’Ong Avocats Sans Frontières Guinée et le comité de crise ont animé une conférence, ce jeudi  19 mars 2015. Objectif, rappeler les exactions qu’ont subies les citoyens de cette localité où une équipe de sensibilisation sur Ebola avait été tuée.

Une semaine après ces massacres, Womey a été investi par des militaires venus de N’Zérékoré.

«Au lieu de protéger les citoyens, ces agents sensés être sous le drapeau national pour défendre la patrie se sont livrés à des actes de violences indescriptibles en chassant plus de 5 000 habitants, violant et pillant tous ce qu’ils ont trouvé sur place », a souligné le Dr Faya Milimouno, porte-parole du comité de crise de Womey, ajoutant que quinze personnes ont perdu la vie en brousse.

« Après le départ des militaires, a-t-il ajouté, Womey est devenu désert. Car ils ont tout pillé et saccagé. En observant cette projection qui apporte des témoignages irréfutables, on constate qu’après le départ de ces agents, Womey vit dans un état extrêmement pénible, car cette zone est en manque de tout : nourriture, médicaments, eau… »

Les conférenciers ont profité de cette rencontre avec la presse pour rappeler que la cour de justice de la CEDEAO s’est saisie de cette affaire. Ce dossier, selon eux, se trouve également devant Genève.

Le Dr Faya a ensuite promis que les crimes commis contre les citoyens de Womey ne resteront pas impunis : «Le dossier de Womey est aujourd’hui devant la justice internationale, parce que la CEDEO s’est saisie du dossier. L’Etat guinéen devra répondre. Même si, certains fils de la  Guinée forestière  pensent que l’Etat guinéen est innocent.  N’est pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Le crime de Womey a été condamné par tous les  ressortissants de la localité et ceux résidents à Conakry.  Un dossier est  désormais à Genève avec la collaboration des familles victimes. Nous sommes en train de  nous  préparer afin de saisir des tribunaux étrangers, parce qu’on ne peut pas compter sur la justice guinéenne.  La plainte formulée par  le comité de crise sur Zogota a été déposé à N’zérékoré jusqu’aujourd’hui les personnes nommément citées  n’ont pas répondu à une  question du juge d’instruction.»

 

 

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