
18 Octobre 1971 – 18 Octobre 2017, voilà 46 ans depuis les fusillades des 17 et 18 Octobre au camp Boiro. Fodé Bocar Marega, membre de l’association des victimes du camp Boiro s’est souvenu ce jeudi de cette date. Il déclare que son association a adressé une lettre à Alpha Condé pour demander justice.
71 cadres guinéens ont été assassinés dans la nuit du 17 au 18 Octobre 1971. Leurs dépouilles laissées au pied du mont Kakoulima. Les victimes se souviennent encore de cette date. Pour Fodé Bocar Maréga, membre de l’association des victimes du Camp Boiro cette date reste inoubliable : ‘’ça fait des années et des années que l’on commémore cette date dans la douleur parce que jusque-là, justice n’a pas été faite. C’est pénible et c’est très dur de s’en souvenir…’’
L’association des victimes du camp Boiro (AVC) a écrit au président Alpha Condé pour que les charniers soient identifiés afin que les victimes puissent se recueillir sur les tombes de leurs parents, fait remarquer cet ancien président de l’AVC : ‘’ Cette impunité qui caractérise ce pays fait que justice ne soit toujours pas rendue dans cette affaire. Nous voudrions maintenant que le chef de l’Etat règle ce problème. Nous voudrions que leurs tombes soient identifiées, que nous puissions les clôturer et y aller nous recueillir…’’
Fodé Bocar Maréga dit que Alpha Condé doit un devoir de mémoire à ces victimes : ‘’ Lui, il a été condamné à mort par contumace. Il ne doit sa survie que par le fait qu’il ne soit pas là lorsque cela s’est passé. Il a un devoir de mémoire envers ces victimes parce qu’il est aujourd’hui président de la république…’’.
Une cérémonie de commémoration conjointe en la mémoire des victimes de ces fusillades et pendaisons au camp Boiro, est prévue le 25 Janvier 2018.

