
Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso est décédé ce samedi à Paris alors qu’il venait de prendre en mars la tête du parti présidentiel.
Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et chef du parti au pouvoir, Salifou Diallo, est décédé samedi à Paris à 60 ans, a annoncé le gouvernement burkinabè sans préciser les circonstances du décès.
Acteur politique majeur des trente dernières années
« Le gouvernement burkinabè a le regret d’annoncer le décès de son Excellence Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale », a indiqué le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou dans un communiqué transmis à l’AFP. Sur Twitter le président Roch Marc Christian Kaboré a présenté ses condoléances à la famille du défunt. Il perd aussi l’un des hommes-clés de son pouvoir. « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès survenu ce samedi de M. Salifou Diallo, le Président de l’Assemblée Nationale. En cette circonstance douloureuse, j’ai une pensée pour la famille de l’illustre disparu et tous ses proches », a t-il écrit.
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès survenu ce samedi de M.Salifou Diallo , le President de l’Assemblee Nationale 1/2
— Roch M. C. KABORE (@rochkaborepf) 19 août 2017
Chef du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, au pouvoir), sa mort est « survenue ce jour 19 août 2017 à Paris en France », a-t-on appris sans autre précision. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement. Le président du parlement burkinabè a été retrouvé mort dans un hôtel de Paris, a indiqué une source diplomatique burkinabè à Bruxelles.
Joint par l’AFP, le chef de file de l’opposition burkinabè Zéphirin Diabré a déploré une « très grande perte » pour le Burkina. Considéré comme le plus fidèle lieutenant de Compaoré depuis les années 1990, Salifou Diallo a été le directeur de cabinet de Blaise Compaoré alors ministre sous la révolution sankariste (1983-1987). Il a été plusieurs fois nommé dans divers gouvernements de Compaoré lorsque ce dernier est devenu président, avant de tomber en disgrâce.
En janvier 2014, avec l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré et d’autres barons du régime, il entre en dissidence et fonde le MPP avec lequel ils ont remporté les élections présidentielles et législatives de novembre 2015. Réputé pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays, Salifou Diallo avait été élu à la présidence du parlement burkinabè en décembre 2015, puis à la tête du parti présidentiel en mars 2017.
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