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Guinée : «Quand un peuple oublie les tragédies qu’il a vécues, il est condamné à les revivre », dixit, Yaya Traoré de la NGC

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La journée internationale de la jeunesse a été célébrée le 12 août 2016.  A l’occasion de cette célébration, la Nouvelle Génération pour le Changement (NGC) a organisé Conakry  une conférence débat en faveur des jeunes du parti.

Dans soin intervention, le conférencier, Yaya Traoré, conseiller culturel d’El hadj Thierno Mamadou Bah, président de la NGC, a invité les jeunes à s’intéresser à l’histoire politique du pays : « La jeunesse, en matière politique, doit comprendre qu’il faut d’abord faire le bilan par rapport à ce qui a été fait avant elle. La jeunesse doit prendre sa part de responsabilité dans l’histoire immédiate à partir de ses propres talents, ses propres facultés. Cela suppose une formation à la hauteur de l’actualité immédiate. Cela suppose un mental de faire par rapport à ce que ce pays a traversé comme tragédie. Quand un peuple oublie les tragédies qu’il a vécues, il est condamné à les revivre. Pour ne pas que la jeunesse ait à revivre les drames connus par le passé, il est temps, grand temps que cette jeunesse se mette au travail, qu’elle entre dans le laboratoire de l’histoire pour son propre génie, créer des solutions pour ce peuple qui en a vachement besoin

Cette conférence débat, soutient Alpha Oumar Sow, Secrétaire national de la jeunesse du parti, c’est montrer aux jeunes qu’on ne doit pas seulement les utiliser pour une fin de campagne ou de manifestations.

 «On peut les former, les encadrer pour un avenir meilleur. C’est pourquoi nous, à la NGC, nous privilégions  la jeunesse. On ne va pas se limiter à cette journée internationale de la jeunesse. Elle a été précédée par d’autres formations et on va organiser beaucoup d’autres choses pour attirer beaucoup de jeunes et augmenter notre capacité de compréhension, notre vision envers les autres», a-t-il ajouté.Le conseiller culturel du président de la NGC indique, dans son intervention, qu’il y a une crise de modèle en Guinée.

«La crise de modèle n’est pas propre à la Guinée. Au fur et à mesure que les générations passent, les anciennes ont tendance à exiger des nouvelles qu’elles les reproduisent en les améliorant. Le fil conducteur, en passant du pont ancien au pont nouveau n’est pas toujours une évidence. Les jeunes répéteront les anciens, mais à partir de leurs propres inspirations. Ce qui fera que ce qu’ils trouvent indiqué pour eux et ce que les anciens trouvent bons, indiqués pour ces jeunes, l’évidence n’est pas toujours une ligne directe.  Il y a des discordances. Et c’est surtout ces discordances qu’il faut gérer avec beaucoup d’à-propos, avec beaucoup d’idées novatrices, avec le sens de l’équilibre pour que la société puisse avancer de façon équilibrée.  Alors en cela il y a crise de modèle, parce que les générations ne se reconnaissent pas toujours intégralement dans les générations qui les ont précédées. Alors à cet égard, quand nous parlons de crise, nous forçons un peu la note, mais il y a toujours un décalage. Ce décalage, il faut le gérer avec sagesse de façon à ce que ces mêmes générations qui sont dans l’immédiat jeunes et appelées à vieillir puissent bien être répétées par les jeunes générations qui viendront après elles. »

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