
Selon des sources diplomatiques, la mouvance et l’opposition seraient d’accord pour la signature d’un accord politique en vue de l’élection présidentielle. Les négociations rondement menées par le diplomate ghanéen Ibn Chambas auraient permis à toutes les parties en conflit d’harmoniser les vues et elles pourraient signer un accord ce jeudi.
Pour le fichier électoral, les deux parties seraient proches pour la mise en place d’un comité composé paritairement de deux membres de l’opposition et deux membres de la mouvance présidentielle et qui sera en charge du suivi technique du toilettage du fichier électoral.
La grande nouveauté est que la mouvance présidentielle a concédé sur la recomposition de 90 communes rurales et 38 communes urbaines. Elles seront recomposées sur la base des derniers résultats obtenus à la proportionnelle par chaque parti politique lors des dernières législatives, ajoute-t-on.
Ainsi, les mairies de Ratoma et de Dixinn à Conakry seront bientôt gérées par l’opposition guinéenne, nous précise-t-on.
Du côté de la mouvance, la menace de boycott de l’opposition de l’élection présidentielle aurait pesé sur la balance pour faire fléchir les positions, apprend-on.
Pour l’opposition, les divergences entre Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré et les résultats plus que mitigés des deux dernières journées ville morte auraient compté.



Tout est question de timing, quand un accord est signé, il faut se donner le temps qu’il faut pour suivre sa mise en oeuvre et vérifier l’effectivité de cette application.
Les élections législatives ont été très instructives pour les opposants dotés d’une certaine intelligence. Les accords signés à l’époque n’ont pas été appliquées et ne le sont pas jusqu’à maintenant:
-des électeurs sans cartes d’électeurs et éloignés de leurs bureaux de vote;
-des scores à la soviets dans les préfectures de la Haute Guinée;
-manipulation des PVs par les administrateurs locaux;
-les élections législatives ont été considérées ni démocratiques, ni transparentes et ni équitables par l’UE.
-…etc
En résumé, si vous(les opposants) signés des accords, dans le vide, sans le temps qu’il faut pour leur mise en oeuvre et la vérification effective de leur application, alors dans ce cas, vous êtes bien parti pour accompagner Alpha Condé.