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Rwanda : Washington condamne la réforme constitutionnelle

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Les relations entre Washington et Kigali se sont à nouveau tendues. Les États-Unis ont en effet condamné mardi 17 novembre la réforme constitutionnelle adoptée le jour-même par le parlement rwandais. Une modification qui devrait permettre à Paul Kagamé de se présenter pour un troisième mandat.

Si le département d’État n’a pas précisé si l’aide américaine à son ancien allié serait réduite, l’un de ses porte-parole a prévenu que les liens entre les deux pays pourraient être revus.

Le porte-parole adjoint de la diplomatie américaine, Mark Toner, a fait part de la « grande inquiétude » de Washington. « Nous espérons que le président Kagamé mènera à terme ses engagements précédents de promouvoir une nouvelle génération de dirigeants au Rwanda, et quittera ses fonctions à l’issue de son mandat actuel en 2017 », a-t-il prévenu.

Kagamé potentiellement au pouvoir jusqu’en 2034

Cause de la colère de Washington : l’adoption, par le parlement rwandaisd’une modification de la Constitution permettant au président de se représenter en 2017. Et de potentiellement diriger le pays jusqu’en 2034.

La réforme fait passer de sept à cinq ans le mandat présidentiel et en limite le nombre à deux, mais elle n’entrera en vigueur qu’à l’issue d’un nouveau septennat transitoire entre 2017 et 2024, pour lequel le président en exercice reste éligible, de même qu’ensuite pour les deux quinquennats prévus.

Si cette réforme doit encore être soumise à un référendum, elle devrait être validée compte tenu de la faiblesse de l’opposition. Paul Kagamé semble bénéficier d’un large soutien de la population.

Jeune Afrique

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